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Le G7 soutient l’initiative AFAWA pour l’entrepreneuriat féminin en Afrique.

Angélique Kidjo : « Les femmes africaines sont la colonne vertébrale du continent ».

En vue de promouvoir l’autonomisation économique des femmes le président français Emmanuel Macron et ses homologues du G7 ont décidé de soutenir l’initiative AFAWA pour l’entrepreneuriat féminin en Afrique à 251 millions de dollars.

L’AFAWA (Action positive pour le financement en faveur des femmes en Afrique) portée par la banque africaine de développement est un projet qui prône l’autonomisation économique des filles et femmes africaines à travers l’entrepreneuriat. Selon l’artiste béninoise Angélique Kidjo, ambassadrice de ce programme au G7 : « L’initiative AFAWA est déterminante pour notre continent ».

M. Emmanuel Macron, président en exercice du G7 s’est réjoui d’apporter un soutien financé à un projet d’une telle envergure : « la solution que nous portons aujourd’hui, l’initiative AFAWA, vienne d’une organisation africaine, la banque africaine de développement (BAD), qui travaille avec un fonds de garantie africain et un réseau de banques africaines » ; a-t-il laissé entendre

Pour sa part, L’artiste béninoise Angélique Kidjo a défendu avec ardeur la place de la femme dans le continent, en affirmant ce qui suit : « Les femmes africaines sont la colonne vertébrale du continent. Je suis heureuse de porter leur voix ici, au G7 » a-t-elle déclaré.

Les recommandations du Conseil exécutif du G7 sur la femme

Dans son rapport rendu public le 20 août dernier, le conseil exécutif du G7 a insisté sur 4 points majeurs à savoir : l’autonomisation économique des filles et femmes, assurer l’égalité entre les hommes et les femmes , mettre un terme aux violences faites aux hommes et aux femmes, leur assurer une éducation , une santé équitable et de qualité.

Selon les chiffres révélés par le conseil exécutif du G7 , dans le même rapport plus de 2,5 milliards de filles et de femmes dans le monde subissent des discriminations et ne bénéficient d’aucune protection juridique. Il recommande à tous les états de mobiliser le financement nécessaire à la mise en œuvre de ce programme et de veiller à l’application des lois sur la protection des femmes.

Reste à savoir si cet appel sera bien entendu par les autorités chargées de piloter ce projet sur tout le continent africain.

Darcia
Bamako, le 28 Aout 2019
©AFRIBONE