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L’établissement a recensé l’année dernière 9.085 cas d’accident pour 736 tués contre 622 en 2020. Il ambitionne d’intensifier les efforts de sensibilisation pour prévenir les accidents de la voie publique

Sur une cinquantaine d’activités programmées en 2022 par l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), 36 ont été exécutées ou sont en cours d’exécution, soit un taux d’exécution de 73%. 13 n’ont pas été exécutées, soit un taux de non-exécution de 27%. Sur son budget total équilibré en recettes et en dépenses à un peu plus de de 2,5 milliards de Fcfa, l’Anaser a mobilisé un peu plus de 977,4 millions de Fcfa, soit un taux de mobilisation de 38,28%.


Ces informations ont été fournies aux administrateurs de l’établissement à la faveur de sa 23è session ordinaire du conseil d’administration tenue hier sous la présidence de président du conseil d’administration de l’Anaser, le contrôleur général de police Brahima Diarra. C’était en présence de la directrice générale de l’Anaser, Doumbia Diadji Sacko. Au cours de cette session, les administrateurs ont examiné l’état de mise en œuvre des recommandations de la 22è session. Ils ont aussi opiné sur le rapport d’activités du premier semestre de l’exercice en cours et l’exécution du budget de cette année pour la même période.


Le président du conseil d’administrateur a précisé que le premier semestre de l’année 2022 a permis à l’Anaser d’organiser un atelier de validation des statistiques d’accidents de la circulation routière au titre de l’année 2021. Brahima Diarra ajoutera qu’il ressort de cette validation que l’établissement a enregistré 10.614 cas d’accident pour 9.085 blessés et 736 tués, avant de rappeler  les statistiques de l’année 2020.  à ce propos, il a  recensé 9.309 cas d’accident de la circulation qui ont donné 8.231 blessés et 622 tués. «à l’analyse, il ressort que le nombre de victimes sur la route a augmenté.

Cette situation nous interpelle tous et vient nous rappeler, une fois de plus, que les accidents de la route restent un grave problème de santé publique. Toutes les tranches d’âge et tous les sexes sont concernés par ce fléau», a-t-il indiqué.


Le second semestre, a poursuivi le contrôleur général de police, sera marqué par l’intensification des campagnes de communication à l’occasion de la rentrée scolaire et universitaire et des fêtes de fin d’années, des périodes de grande mobilité sur les routes.

Il a également révélé que des actions vigoureuses seront initiées, entre autres, sur la promotion du port du casque de protection à l’intention des motocyclistes, le renforcement de la réglementation en matière de sécurité routière et la protection des piétons dans la circulation. S’y ajoutent, la poursuite des actions de renforcement de l’éducation à la sécurité routière dans le système éducatif de notre pays et les contrôles routiers conjoints.

En outre, il sera également question, selon lui, de formation des élus locaux, chauffeurs et conducteurs routiers, mais aussi des personnes vivant avec un handicap et des porteurs d’uniforme pour le remplissage et l’acheminement des fiches du bulletin d’analyse des accidents constatés, communément appelé fiche BAAC.

Enfin, Brahima Diarra a félicité  les administrateurs tout en souhaitant plus de succès au directeur général des transports dans la mise en œuvre des nouvelles missions confiées à sa direction. à cet effet, il a porté à la connaissance de l’ensemble des administrateurs, l’existence d’un numéro vert de la sécurité routière. Il s’agit du 1112 que l’on peut joindre à tout moment pour signaler tout danger ou accident sur la route.

Source: L’Essor