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Comment faire pour que les capitaux privés étrangers soutiennent davantage le secteur privé et, partant, l’économie nationale ?. C’est à la résolution d’une telle équation que les participants de l’atelier de lancement du projet renforcement des capacités en analyse des flux de capitaux privés étrangers que la Banque Centrale des Etats de l’Afrique Centrale se sont attelés hier au siège de l’Agence nationale de la BCEAO au Mali.

Présidée par le ministre des Finances, Abou-Bakar Traoré, la cérémonie d’ouverture s’est déroulée hier au siège de la BCEAO-Mali en présence de l’Ambassadeur des Pays Bas, chef de file des Partenaires techniques et financiers, du Directeur de la Coopération Suisse, du président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, de hauts responsables des institutions bancaires et de nombreux opérateurs économiques de la place.

A la cérémonie d’ouverture, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, Jeamille Bittar, s’est fait un devoir de remercier solennellement l’UEMOA qui, lors de sa session du Conseil des ministres du 17 septembre 2007 à Bissau, a décidé d’étendre à l’ensemble des Etats de l’Union, le projet dit de renforcement des capacités en analyse des flux de capitaux (PRC-CPE).


 » Au Mali, nous pensons que ce projet arrive à point nommé car il répond, de façon efficiente et pressante, à des besoins confirmés ou latents en termes de renforcement des capacités d’analyse des flux des capitaux privés étrangers. Mais aussi et surtout, ce projet contribue à l’amélioration du climat des affaires dans le pays
 » a-t-il poursuivi.

« …Or au Mali, ces conditions cadres font encore trop souvent défaut, en particulier en matière de gouvernance économique et d’infrastructures. Afin de se développer, le pays a besoin d’investissements considérables. Au Mali, ces investissements ne peuvent être, cependant, que très partiellement financés par l’épargne domestique, qui reste faible ou par l’aide officielle au développement qui est forcément limitée.


Seuls les investissements privés, notamment étrangers, sont à même d’assurer ce financement
 » a relevé, pour sa part, le Directeur résident de la Coopération suisse au Mali, Jean-Luc Virchaux.

 » Le contexte actuel est marqué par un assèchement progressif des flux de capitaux publics au titre de l’aide publique au développement et une libéralisation croissante des échanges de flux financiers et de capitaux des pays en développement. Il devient, dès lors, primordial de favoriser une politique du développement axée sur des flux privés positifs, stables et de meilleure qualité  » a, de son côté, souligné le Directeur de la BCEAO pour le Mali, Idrissa Traoré.

Ouvrant les travaux, le ministre Abou-Bakar Traoré a rappelé les trois objectifs essentiels du projet : constituer une masse critique de capacités pour le suivi et l’analyse des actifs et passifs étrangers des entreprises ainsi que les modes de financement développés par ces dernières et l’analyse de la perception du climat des affaires par les investisseurs,

renforcer la fiabilité des statistiques sur les flux de capitaux privés étrangers et les présenter selon les normes et standards internationaux de diffusion de données et formuler des recommandations pertinentes pour la promotion et l’encouragement des investissements.

En définitive le programme aidera les pays bénéficiaires à mobiliser l’investissement étranger aux fins de leur développement économique et social, en suscitant des politiques appropriées de promotion et d’encouragement.


Yaya SIDIBE

27 Mai 2008