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Pour se déclarer de l’opposition, le Rassemblement Pour le Mali (RPM) d’IBK aura attendu la mise en place du bureau parlementaire et des commissions spécialisées. Cette stratégie politique, qui frise la banalité, relègue du coup le parti à un rang qui ne sied point à cette force dont il s’était toujours prévalu.

Aussi, certains n’ont pas hésité à qualifier cette brusque décision de supercherie politique, tout en affirmant que le Châtelain de Sébénikoro a ainsi déçu ses milliers de militants et sympathisants.

Par ses prises de position, il s’était illustré comme un futur probable leader de l’opposition. Et face aux enjeux du perchoir et du bureau de l’Assemblée, il avait adopté une certaine inertie. IBK attendait-il d’être fixé sur son sort par rapport au parlement panafricain, avant toute prise de position à l’Hémicycle?

L’opposition du RPM est-elle de façade ou une volonté de chauffer l’opinion à blanc? En tout cas, ce parti n’a pas encore eu à jouer un rôle d’opposition dans ce pays.

Aujourd’hui, le principal souci du RPM semble être la sauvegarde de la présence du parti sur l’échiquier politique national. Une présence qui reste tout de même précaire, car, jamais un parti n’a eu autant de gloire, pour sombrer d’un coup.

Cependant, les maliens attendent de voir de quel type d’opposition le RPM va “se chauffer.”

Adama S DIALLO

28 septembre 2007.