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Une question brûle toutes les lèvres, depuis l’annonce de l’ouverture de la session parlementaire, de l’année: le député de Yélimané est-il aujourd’hui assez assagi pour contrôler ses écarts de langage? On en doute, car, comme le dit l’adage, “chassez le naturel, il reviendra au galop”.

Pour tous ceux qui connaissent le tempérament de l’élu de Yélimané, il serait difficile, pour Dioncounda Traoré, avant de s’habituer à diriger les débats parlementaires, d’avoir le don de contrôler ces déviations d’élus qui pourraient survenir lors les débats.

Le cas qui peut surtout poser problème, pour le nouveau président élu, concerne le député Mamadou Hawa Gassama. Les signes avant- coureurs de son intransigeance faite se sont manifestés avant- hier, à la grande suprise de certains élus.

En effet, au lendemain de l’ouverture de la session parlementaire, les élus de la nation, qui s’étaient retrouvés pour examiner l’ordre du jour de la session, ont été desagréablement surpris d’entendre des propos un peu déplacés de celui qu’on a surnommé le “député étrangleur”.

Comment en est- on arrivé là?

Tout a commencé lorsque le Dr Oumar Mariko, député élu à Kolondiéba, a intervenu pour attirer l’attention de ses collègues sur le sort des étudiants de la FMPOS en grève de la faim. Aussitôt, d’autres élus lui ont emboîté le pas pour évoquer d’autres problèmes. La réaction de Me Mountaga Tall ne s’est pas fait attendre.

De fil en aiguille, la tension est montée. L’élu de Yélimané, qui n’avait pas du tout apprécié la démarche du député de Ségou, réagit. Mais l’étonnement général sera suscité par les écarts de langage du “député étrangleur”.

Le député Mamadou Hawa Gassama, qui“était allé trop loin”, a parlé de “niengoya” et de “hassidiya”. L’allusion était trop directe et toute faite pour pousser un député, non content du comportement de l’élu de Yélimané, à réagir à la place de celui à qui les propos déplacés étaient adressés.

On se rappelle que par le passé -lors de son premier mandat- le député de Yélimané s’était illustré au sein de l’Hémicycle par ses faits et gestes. Et certains se rappelent encore de ses démêlés avec Me Fanta Sylla, ministre de la Justice, au sujet d’une affaire qui opposait des populations de sa circonscription électorale à un juge.

D’autres ont encore en souvenir les propos du député, lors de l’interpellation du Dr Moussa Balla Diakité, à l’époque, ministre des Sports, au sujet de la crise du football malien. Ainsi que de ses propos, suite aux malheureux évènements de 27 Mars 2005, relatifs au match Mali-Togo.

En plus du député Gassama, on sait que la nouvelle Assemblée nationale compte des hommes considérés, par des Maliens, comme étant d’indécrottables frontistes. Toute chose qui leur ont valu d’être étiquetés de belliqueux.

Face à toutes ces réalités, bien d’électeurs et de citoyens s’inquiètent en s’interrogeant : le nouveau président saura-t-il prendre ses responsabilités au moment opportun, lors des futurs débats de l’Assemblée?

Laya DIARRA

06 septembre 2007.