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Pour commémorer son 4e anniversaire, le Rassemblement pour le développement et la solidarité (RDS) a organisé une conférence de presse afin d’échanger avec les médias sur la situation politique, économique et sociale qu’elle juge satifaisante. Le RDS dit non aux OGM et interpelle l’Etat à traquer Bahanga et le traduire devant une juridiction pénale internationale.

Le président du Rassemblement pour le développement et la démocratie, Pr. Younouss H. Dicko, entouré d’autres responsables étaient samedi face aux médias au siège du parti à l’ACI.

Cette rencontre du Pr. Dicko avec la presse nationale, pour échanger sur la situation politique, économique et sociale du pays, s’inscrivait dans le cadre de la célébration du 4e anniversaire du RDS, né le 12 novembre 2003 d’une scission de l’Union pour la démocratie et le développemnt (UDD).

A l’analyse du parti, la situation politique, économique et sociale du Mali a connu des changements qualitatifs. Sur le plan politique, le RDS note la bonne organisation des élections générales mais souligne des lacunes qui sont « la constitution de nombreuses alliances entre partis parfois contre-nature, des pratiques de fraudes ».

Le RDS propose, pour l’avancée de la démocratie, une concertation nationale sur les textes regissant la vie politique, les institutions chargées de la surveillance et du contrôle des opérations électorales.

Il souscrit à l’idée du président ATT de nommer une personnalité pour refléchir sur le processus démocratique au Mali.

Toujours sur l’amélioration du processus électoral, le RDS est pour un recensement général de la population en lieu et place du Recensement administratif à caractère électoral (Race) qui, critique-t-il, a été l’occasion de « recenser massivement les militants d’un parti et oublier les électeurs des quartiers, des villages et fractions non favorables ».

Dans les domaines social et économique, le RDS, tout en reconnaissant les efforts faits en matière d’infrastructures et sécurité routières, de sécurité alimentaire s’élève contre la hausse des prix des denrées alimentaires et surtout contre le laxisme de l’Etat dans le traitement de la crise du Nord.

Le parti que préside M. Dicko, sans ambages, appelle l’Etat à appréhender Bahanga et le traduire devant une juridiction pénale internationale parce que « convaincu que la bande à Bahanga cherche à porter atteinte à l’intégrité territoriale du Mali par tous les moyens ».

Le RDS a encore une fois affiché son refus des organismes génétiquement modifiés (OGM). Selon le parti, les OGM menacent le patrimoine génétique national.

Dans le domaine de la décentralisation, il propose la nomination des préfets dans les six communes de Bamako et l’élection et non la nomination des gouverneurs de région comme c’est le cas présentement.

Pour le RDS, l’élection des gouverneurs à pour avantage qu’ils pourront, au nom des populations, signer des accords avec l’étranger permettant le développement des régions.

Denis Koné

12 novembre 2007.