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L’An I du second mandat du président de la République a été marqué par des manifestations et communications qui appellent de la part du Parena les observations suivantes :
Sur le conflit au Nord-Mali, le Parena s’étonne que le Président de la République, tout en décidant de laisser l’armée jouer son rôle régalien, entend gérer la crise du Nord en cercle restreint, en vase clos, presque clandestinement et dans tous les cas, à l’exclusion des partis politiques.

Le Parena réitère sa position que seule la synergie de toutes les forces vives de la Nation peut venir à bout de la rébellion au Nord.

Encore une fois, ce n’est pas qu’une question militaire ou de militaires!
Sur l’école : il n’y a ni école, ni évaluations, compositions et examens sans enseignants.

Persister dans l’erreur en faisant faire le travail des enseignants par des « faisant fonction » est préjudiciable pour l’école du Mali qui n’a que trop souffert de l’incurie des gouvernants. Le Parena exprime encore une fois son inquiétude sur un forum sur l’école où les syndicats enseignants brilleraient par leur absence.

Sur la crise financière et de trésorerie, soit le Chef de l’Etat n’est pas informé, soit il est très mal informé. Ainsi, le chiffre 80,5 milliards de FCFA annoncé comme dette intérieure de l’Etat est erroné. Le Parena se veut plus précis :

La dette intérieure du pays était, en fin mai 2008 de 150 milliards de FCFA, dont 50 milliards dus aux sociétés minières. Les 100 milliards restants, c’est ce que l’Etat doit à ces entrepreneurs qui s’écroulent, à ces commerçants qui ferment boutique etc.

C’est ce manque d’argent frais qui rend la vie si difficile !

En plus de ces 150 milliards, l’Etat est endetté auprès de quelques banques de la place de soixante-dix milliards de francs (70 000 000 000F) CFA Sur la vie chère : aucune disposition particulière n’est prise pour endiguer la montée du prix des denrées de première nécessité. Ainsi le prix plafond annoncé du riz, soit 310 FCFA est largement dépassé, le kg se vendant à 375 FCFA.

L’initiative riz a occupé peu de place dans la communication présidentielle. Sentant l’échec de l’opération inévitable, le Chef de l’Etat en fait de plus en plus une affaire du seul premier Ministre…la défaite est décidément orpheline !

En définitive, le pilotage à vue caractérise la gouvernance au Mali tandis qu’aucune disposition adéquate n’est prise pour endiguer la paupérisation croissante de la population.

Bamako, le 10 juin 2008

Le Comité Directeur du Parena

PARENA (Parti pour la renaissance nationale)

Pour une société démocratique et solidaire

12 Juin 2008