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C’est au moment où le Mali tout entier et la communauté internationale cherchent des voies de sortie de crise, à la fois institutionnelle et sécuritaire que connaît notre pays, c’est en ce moment que l’organisation internationale de défense des droits de l’homme a choisi pour publier un rapport accablant, mettant sur la sellette la junte militaire, auteur du putsch du 22 mars dernier.

Aussi, dans ce climat de haute tension politico- sécuritaire, pensons- nous que ce rapport d’Amnesty international est non seulement borné mais aussi inopportun.

En effet, la semaine dernière, l’organisation internationale des droits de l’homme a publié un rapport accablant dans lequel elle accuse les membres du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE), d’être responsables des exactions commises sur les auteurs du contre coup d’Etat du 30 avril au 1er mai.

Le rapport dénonce les exactions, les mauvais traitements voire les tortures dont les auteurs du contre coup d’Etat ont été victimes et demande à ce que toute la lumière soit faite et que les responsabilités soient situées et les coupables punis.

Ce qui nous fait dire que ce rapport est borné, dans la mesure où il aurait dû compléter son tableau en faisant ressortir les actes barbares et ignobles perpétrés par ces militaires (auteurs du contre coup d’Etat) à la solde des ennemis du Mali.

S’il est de son droit, au nom de la défense des droits humains, de dénoncer le traitement infligé à ces apatrides, que dire des parents de ceux- là qui ont été lâchement abattus par ces militaires. Certains, tout simplement parce qu’ils ont été au mauvais moment, au mauvais endroit ? Ceux-ci n’ont- ils pas besoin de justice ?

Mieux, où était Amnesty international après le massacre perpétré à Aguel Hoc (17 janvier 2012), le viol et les agressions physiques à Gao et la destruction du patrimoine culturel mondial à Tombouctou ?

Nous trouvons également ce rapport inopportun dans la mesure où il ne nous aide pas à sortir de la double crise à laquelle on est plongé. Il pourrait servir d’arme redoutable aux mains des anti- putsch pour essayer d’en finir avec la junte. Ce qui ne sera pas une partie de plaisir.

Car, contrairement, à ce qu’on vient de faire croire, ce coup d’Etat a été salué par les Maliens dans leur grande majorité, et tous se sont dressés comme un seul homme derrière leur arme.

Donc, le peuple malien ne va pas se laisser traîner dans la boue.


Daouda DOUMBIA

07 Août 2012