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Sur l’initiative de Amnesty International Mali, environ deux cent militants défenseurs des droits humains ont marché, mercredi, 27 février, du Centre Aoua Kéïta à la Primature, pour remettre au Premier ministre Modibo Sidibé une déclaration sur la situation sociopolitique au Kenya.

Dans cette déclaration, ils dénoncent les différentes violations des droits de l’homme dans ce pays. Et interpellent le gouvernement malien d’intercèder auprès des autorités kenyanes afin de mettre fin aux exactions.

« Protégeons les droits humains au Kenya, la paix au Kenya, la justice au Kenya « . C’est en scandant c’est différents slogans que deux cent militants défenseurs des droits humains au Mali, encadrés par un dispositif de force de sécurité, ont marché, mercredi 27 février, du Cendre Aoua Kéïta à la Primature.

A travers ce geste, Amnesty international Mali entend interpeller le gouvernement malien pour qu’il intercède auprès des autorités kenyanes afin qu’il soit mis fin aux différentes violations des droits humains dans ce pays. Qui, faut-il le rappeler, est confronté à une crise socio-politique post- électorale soldée selon un dernier bilan par 1500 morts.

Après une heure de marche, longeant le boulevard de l’Indépendance, les défenseurs des droits humains ont été reçus à la Primature par le chef de Cabinet du Premier ministre, Alfousseïni Sow. A qui Makan Koné, le président de Amnesty International Mali, a remis une copie de la déclaration. Dans cette déclaration, Amnesty International Mali et ses partenaires expriment « leur préoccupation face à l’ampleur des atteintes systématiques aux droits humains survenues au Kenya à la suite de la proclamation des résultats controversés des élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2007« .

Ainsi, demandent -ils « au gouvernement kenyan de prendre des mesures appropriées pour diligenter une enquête indépendante et impartiale en vue de faire la lumière sur toutes les allégations de violations des droits humains et de veiller à ce que les auteurs de ces violations soient traduits en justice dans le cadre de procédures conformes aux normes internationales« .

 » Nous prions instamment aussi bien le gouvernement kenyan que l’opposition de veiller à ce que leurs partisans respectent pleinement les droits humains « , peut-on lire dans la déclaration.

Enfin, Amnesty international demande aux autorités kenyanes d’assurer la protection des populations civiles, en général et particulièrement des militants kenyans des droits humains qui ont reçu des menaces de mort.

« Le gouvernement kenyan a l’obligation de protéger ses citoyens contre les attaques à caractère politique et ethnique, mais il doit le faire en ayant recours à la force uniquement lorsque cela est nécessaire, et d’une manière proportionnelle à la gravité de la menace« , avancent les défenseurs des droits humains du Mali.

Le chef de Cabinet du Premier ministre, Modibo Sidibé, après avoir pris connaissance du contenu de la déclaration, a rassuré les marcheurs qu’il la remettra au chef du Gouvernement.

Il sied de préciser que cette marche s’est déroulée sans aucun incident.

Kassoum THERA

29 Février 2008.