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L’organisation Amnesty International a dénoncé vendredi comme un véritable « fiasco » l’enquête interne de Shell sur ses fuites de pétrole au Nigeria, pays où la compagnie a été condamnée à une amende administrative de 5 milliards de dollars. « Quoique Shell dise sur les fuites, la compagnie a constamment pris le sabotage comme prétexte pour échapper à ses responsabilité dans la pollution massive due à son incapacité à entretenir ses infrastructures », a déclaré dans un communiqué Audrey Gaughran, directrice internationale à l’organisation de défense des droits de l’Homme. Interrogé, Shell Nigeria n’a pas souhaité réagir jeudi aux allégations d’Amnesty. Celle-ci précise avoir demandé à la compagnie américaine Accufacts d’examiner les photographies du pipeline de Bodo Creek avant les fuites de juin. Le sabotage est un problème qui empire dans le Delta, où les voleurs de pétrole font souvent exploser les pipe-lines pour syphonner le pétrole brut et le vendre au marché noir. En juillet, le Nigeria a infligé une amende de 5 milliards de dollars à Shell pour une fuite de pétrole survenue sur une installation offshore du champ de Bonga en décembre 2011.AFP.