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Amnesty international a dénoncé vendredi l’expulsion de milliers de familles de camps de fortune de la capitale somalienne Mogadiscio, source selon l’organisation de défense des droits de l’homme de nombreuses brutalités.Ces camps se trouvent souvent sur le site de bâtiments en ruine qui, depuis que les insurgés islamistes shebab ont été chassés de Mogadiscio en août 2011, sont rénovés.(..) « Il est complètement inacceptable que des gens qui se sont réfugiés à Mogadiscio pour obtenir une protection soient expulsés de force, » a estimé Amnesty dans un communiqué. « Cela a conduit à des violations des droits de l’homme à grande échelle. » Depuis la chute du président Siad Barre en 1991, la Somalie est en état de guerre civile et des milliers de personnes vivent parmi les ruines de Mogadiscio. Le nombre des déplacés a encore augmenté il y a deux ans quand l’état de famine a été décrété par l’ONU dans le pays. « Depuis des décennies, la population somalienne est ballottée de place en place par le conflit, la famine et la sécheresse, » a encore relevé Amnesty. « Maintenant que le pays a enfin un gouvernement central, il est grand temps de se concentrer sur des solutions durables pour les déplacés somaliens, qui leur permettront de prendre part à la reconstruction du pays, » a ajouté l’organisation. La Somalie dispose depuis un an, pour la première fois en 20 ans, d’un gouvernement qui ambitionne d’être pérenne et tente peu à peu de restaurer son autorité sur le territoire somalien. AFP.