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Amnesty International a accusé jeudi l’Égypte d’arrêter et d’expulser des centaines de réfugiés ayant fui la Syrie, dénonçant le placement d’enfants en détention et la séparation de familles au cours de ces retours forcés vers le pays en guerre. Amnesty affirme avoir visité un commissariat d’Alexandrie (nord) où sont détenus depuis le 17 septembre des jumeaux d’un an venus de Syrie, tandis qu’un garçonnet de neuf ans originaire d’Alep (nord de la Syrie), arrêté sur un bateau alors qu’il tentait d’émigrer, a été arrêté et empêché de voir sa mère durant quatre jours. L’Égypte a accueilli plus de 100.000 Syriens, dont certains ont ensuite tenté de gagner l’Europe à bord d’embarcations surpeuplées. La marine égyptienne a intercepté 13 de ces bateaux, rapporte Amnesty, ajoutant que, selon l’ONU, 946 personnes ont été arrêtées par les autorités, dont 724 –notamment des femmes et des enfants– sont toujours en détention. Une vague de xénophobie, alimentée notamment par des médias, vise les réfugiés syriens en Égypte depuis la destitution le 3 juillet du président Mohamed Morsi par l’armée. Ils sont accusés d’avoir participé aux manifestations de soutien à M. Morsi. AFP.