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La militante tunisienne Amina Sboui, libérée début août après deux mois et demi de détention, a annoncé mardi quitter le groupe féministe Femen qu’elle accuse d’islamophobie et d’avoir un système de financement opaque. Amina fait référence à deux actions menées par Femen en France alors qu’elle était en détention provisoire pour avoir peint mi-mai le mot « Femen » sur le muret d’un cimetière de Kairouan (150 km au sud de Tunis) dans le but de dénoncer un rassemblement d’un mouvement salafiste interdit par les autorités.« Je ne connais pas les sources de financement du mouvement. Je l’ai demandé à plusieurs reprises à Inna (Shevchenko, chef de Femen, ndlr) mais je n’ai pas eu de réponses claires. Je ne veux pas être dans un mouvement où il y a de l’argent douteux. Et si c’était Israël qui finançait Je veux savoir », a expliqué Amina, qui se dit désormais « anarchiste ». Inna Shevchenko a réagi sur son compte Twitter en dénonçant une trahison. Amina Sboui, dans l’entretien publié mardi, remercie néanmoins ses soutiens et en particulier les trois femmes « qui ont dû faire de la prison » en Tunisie. »Il y a eu de bonnes actions mais pas toutes. AFP.