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Le rap est un genre musical majoritairement dominé par la gente masculine. Malgré ce fait, la présence féminine commence à s’y compter. Aminata Danioko est son vrai nom, Denfari pour ses fans. Ami Yêrêwolo évolue depuis 10 ans comme rappeuse. Elle est la première femme rappeuse à faire du Hip Hop, genre musical dominé par les hommes.

Jeune et bourrée de talents, Ami a su s’imposer comme première femme rappeuse malienne. À travers son inspiration et son amour pour le micro, elle a concurrencé le flot des rappeurs.

Dotée d’une peau claire avec un corps de mannequin, Ami est une femme gâtée par mère nature.

Méditer, s’inspirer et écrire des textes font partie de son quotidien. Amoureuse du rap, elle a su s’y faire une place.

« Mon intégration dans ce milieu s’est faite petit à petit. J’ai été confrontée à l’époque à plusieurs problèmes : problèmes de production, de réalisation et de manager. À l’époque, je n’avais rien alors qu’il fallait financer pour les singles et clips. Je ne me suis pas levée un jour pour devenir qui je suis aujourd’hui. J’ai commencé le rap depuis à l’âge de 16 ans, depuis mon lycée dans mon village à Mahina. En 2010, j’ai eu la chance de rencontrer le rappeur Yeli Fuzo, il m’a accueilli dans son collectif 223 Pro qui n’était constitué que des rappeurs. J’étais la seule femme. Je me sentais si forte en faisant partie de ce collectif. Dès lors, je n’ai plus baissé les bras» dit-elle.

Ami Yêrêwolo n’a pas fait d’option pour un genre de musique au départ. Depuis son bas âge, la rappeuse chantait presque partout, à l’école, à l’Université voire dans les grins. C’est ainsi que le flot du rap s’est accaparé de son quotidien.

Ami a aujourd’hui à son actif 2 albums intitulés  »Naissance” et “Mon combat”. Un troisième, en cours de téléchargement, sera bientôt sur les marchés.

Grâce à sa dermintation, elle réussi à accumuler plusieurs trophées. «J’ai décroché pas mal de distinctions dans ma carrière. J’ai été lauréate au Mali Hip Hop Awards, du Kalata Music Awards. Ensuite, j’ai eu le trophée de “Femme battante du Mali”. J’ai été aussi classée 2e du prix découvertes Rfi 2017 et Héroïne Nationale de l’année 2018. Le trophée qui m’a le plus touchée est celui de “Femme battante du Mali”» se réjouit-elle. Selon elle, les femmes sont aussi capable de porter haut le flambeau du rap malien.

En plus d’avoir un début de carrière difficile, Ami Yêrêwolo rencontre également un bémol dans son style vestimentaire. Aimant le style masculin car se sentant bien dans sa peau, elle se trouve juger par la population jugeant son style « d’habillement de garçon manqué».

Malgré tout, son objectif reste le même : promouvoir l’image de la femme dans le monde du rap.

Adama Sanogo

@Afribone