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Le gouvernement est plus que jamais décidé à faire du Mali, dès 2009 au plus tard en 2010, un pays qui reforme. Non seulement qui prend les décisions courageuses, mais qui les met en œuvre, qui veille à leur diffusion à travers une bonne communication autour de toutes ces reformes. C’est la finalité recherchée au terme de l’application d’un plan d’action à court et moyen termes 2009-2010 qu a été examiné et validé le vendredi 27 février au cours d’une réunion interministérielle présidée par le chef du gouvernement, Modibo Sidibé. Celui-ci a donné des instructions à l’ensemble des ministres pour que chacun soit, à son niveau, un  » top reformer  » afin que notre pays puisse améliorer son rang dans le classement Doing business 2010.

Cette importante réunion du Comité interministériel du cadre macro économique tenue à la Primature avait à son ordre du jour l’examen et la validation du plan d’actions à court et moyen termes 2009-2010 d’amélioration du climat des affaires et l’opérationnalisation du guichet unique. Ces deux projets de documents ont été proposés par le ministère de l’Economie, de l’industrie et du commerce. Le détenteur de ce portefeuille, Ahmadou Abdoulaye Diallo, a fait le point de le rencontre.

En effet, le rapport « Doing business  » de 2007 publié par la SFI, un organisme de la Banque Mondiale, réserve un mauvais rang à notre pays. Face à cette situation qui interpelle nos autorités, le ministère de l’Economie a examiné les approches et les différents problèmes soulevés dans le rapport et identifié une dizaine d’objectifs qui seront déclinés en actions dans un délai raisonnable.

Le document qui vient d’être validé, a été, auparavant, finalisé au cours d’un atelier organisé avec les partenaires de la Banque Mondiale particulièrement l’équipe FIAS de la SFI et les autres acteurs économiques. Beaucoup d’activités du plan d’actions interpellent les différents ministres qui se sont prononcés et se sont mis d’accord sur les propositions, y compris les délais impartis pour chaque action.

Au terme de la réunion, le Premier ministre a donné une instruction à l’ensemble des ministres pour que chacun, au niveau de son département, soit un  » top reformer  » afin que le Mali soit considéré en 2009, ou au plus tard en 2010, comme un pays qui reforme. Non seulement qui prend les décisions courageuses, mais qui les met en œuvre, qui veille à leur diffusion à travers une bonne communication autour de toutes ces reformes.

Modibo Sidibé a également instruit au département de l’Economie d’organiser une fois par mois une réunion entre l’Etat et le secteur privé pour s’assurer que  » tout ce qui a été programmé se met en œuvre avec la diligence requise  »

« La réunion fut utile. Le tableau de bord est défini. Il va permettre à mon département qui pilote l’ensemble du dossier en relation avec les autres départements, de travailler au quotidien pour la mise en œuvre de l’ensemble des mesures arrêtées  » a expliqué le ministre Ahmadou Abdoulaye Diallo.

Rappelons que la réunion est intervenue dans un contexte marqué par un net recul du Mali dans le classement Doing business, en dépit des efforts déployés par le gouvernement pour l’amélioration de la pratique des affaires et le suivi des recommandations du Conseil présidentiel pour l’investissement. Les enquêtes de la SFI révèlent que notre pays a perdu cinq places dans le classement des économies en matières de facilité à faire des affaires. Sur l’ensemble des réformes initiées par le Mali et touchant les différents secteurs d’activités, seule la reforme sur le commerce transfrontalier a été prise en compte pour le classement Doing business 2009. Pour le reste, il a été mis en évidence que le climat des affaires n’a pas connu d’amélioration significative du fait de l’insuffisance de l’impact des reformes mises en œuvre.

La réunion du Comité interministériel du cadre macro économique traduit la volonté du gouvernement d’inverser la tendance, pour non seulement améliorer le classement du Mali, mais de façon concrète impacter l’amélioration du climat des affaires et faire de notre pays un  » top reformer « . C’est l’ambition assignée à ce plan d’actions à court et moyen termes 2009-2010 et dont les effets devraient être constatés à l’issue des enquêtes Doing business 2010. De façon concrète, la proposition du plan d’actions porte sur deux types de mesures : les mesures rapides d’ordre législatif et réglementaire à mettre en place, et les mesures de renforcement des capacités institutionnelles pour finaliser les réformes déjà en cours, telles que le NINA, le guichet unique de création d’entreprise, le permis de construire…

En tout cas, pour l’exécution du plan d’action le gouvernement bénéficiera de l’accompagnement de la Banque Mondiale dont l’unité Doing business a apporté sa contribution dans la formulation des propositions.

Youssouf CAMARA

10 mars 2009