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Des rumeurs, mais vraiment sans pouvoir transcender de vrais ragots de rue, assaillent la capitale Bamako depuis quelques jours, au sujet de la gestion et de la conduite de la représentation diplomatique du Mali auprès de l’Union européenne à Bruxelles. Est-ce à lui le tour après celui de l’ancien Directeur du CDE, Ahmed Sow ? Qui a intérêt à balancer Ibrahim Bocar Bâ ?

Il s’agit de notre compatriote Ibrahim Bocar Bâ dont certains semblent vouloir ternir l’image, après qu’il se soit forgé une réputation de diplomate chevronné et irréprochable en faisant de son pays un bon risque qu’il vend à la hauteur de sa propre carrure diplomatique qui n’est pas cachée dans son pays, mais aussi à l’extérieur.

Qui ne se rappelle pas des conférences qu’il a récemment donnée avec brio à l’hémicycle, lors d’un atelier sur le 10è FED, et ces congratulations du président de l’Assemblée nationale : « La concision, la précision et la pédagogie de vos contributions ont été saluées, à juste titre, par tous. Avec vous, nous aurons beaucoup appris ces deux jours ».

L’objet de cette rencontre était, pour les Députés, de s’approprier le 10ème FED, y compris dans sa philosophie et dans ses mécanismes connexes. La préoccupation des députés maliens étaient de savoir : Comment les parlementaires doivent-t-ils opérer, afin que la coopération entre le Mali et l’Union Européenne gagne en pertinence, gagne donc son pari central qui est la réduction et, à termes, l’éradication de la pauvreté au Mali par l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement ?

Ce n’est pas gratuit si l’Institution parlementaire lui fait appel expliquer face à l’étendue des questionnements qui foisonnent, concernant l’avenir de notre coopération avec l’UE. C’est en reconnaissance de sa largesse de vue sur les questions pointues de coopération internationale que nul n’est à mesure de lui contester avec loyauté.

On peut se perdre en conjecture en jetant l’opprobre, spéculant sur des questions de documents de voyage falsifiés, mais qui ne sait pas que les passeports se monnaient à Bamako comme de l’arachide sur étals ? Allez savoir qui est à la base, en tout cas ce n’est pas à Bruxelles que vous allez mettre la main sur les auteurs de telles pratiques.

Voulez-vous chercher des poux à Bruxelles ? Vous n’avez qu’à demander au VGAL Sidi Sossoh Diarra qui présente d’ailleurs son rapport ce matin. Il vous dira les têtes sur lesquelles vous avez une chance d’en trouver sans vous fatiguer.

Point n’est besoin de se rendre à Bruxelles pour trouver qui met 11 millions de Fcfa dans le thé en une matinée.

05 Aout 2008