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Parti de la Mauritanie, un jeune tunisien du nom de Bachir Sinoun est arrivé à Bamako en provenance de Dakar pour commettre le tout premier attentat dans notre pays. Heureusement, son entreprise fut soldée par un échec. Le récit d’un attentat manqué.

C’est une curieuse tentative d’attentat qui a été perpétrée, le mercredi dernier, contre l’entrée de la chancellerie de l’ambassade de France à Bamako. C’est un homme, qui se dit de nationalité tunisienne, qui en est l’auteur. C’est armé d’une bonbonne de gaz, d’un pistolet automatique, d’une grenade et d’un couteau qu’il a voulu mener à bien son opération, qui échoua grâce à la promptitude de nos forces de sécurité. Mais, l’homme avait réussi à faire exploser une grenade contre le portail principal de l’ambassade de France et a provoqué un début d’incendie, qui a fait deux blessés légers parmi les passants.

Il a également tenté d’enclencher le système de mise à feu de sa bonbonne de gaz tout en menaçant avec son arme à feu. Mais, il a été très rapidement maitrisé par les éléments des forces de sécurité. Des éléments qui avaient déjà bouclé tout le périmètre de sécurité. Et c’est d’ailleurs la promptitude des éléments de la protection civile qui a empêché une explosion dévastatrice de la bonbonne de gaz.

Les enquêteurs ont pu relever sur le terrain de nombreuses balles provenant de l’arme du forcené, un couteau, des éclats de grenade, ainsi que la bonbonne et son système de mise à feu. De nombreux témoins ont affirmé l’avoir vu faire de nombreux va et vient durant la journée devant la représentation diplomatique.

Selon des sources sécuritaires, ce jeune terroriste, âgé de 24 ans, est, en effet, arrivé à Bamako, le 30 décembre dernier en provenance de Dakar. Il aurait fait le trajet entre Dakar et Bamako à bord d’un car de transport en commun. L’homme viendrait d’un camp de combattants islamistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

A Bamako, il a pris une chambre dans un petit hôtel de la place (Le Lac Debo), situé en plein centre ville. L’établissement hôtelier est situé non loin de l’ambassade de France.

Après son arrestation, il aurait affirmé aux policiers que son chef se trouverait quelque part dans un camp d’AQMI. Ce qui parait assez surprenant, c’est qu’un individu armé et potentiellement dangereux ait pu mener seul une opération de ce genre à cet endroit.

Salif Sanogo – ORTM

10 Janvier 2011.