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Du 2 au 4 juillet 2007, le Grand hôtel de Bamako servira de cadre à la réunion finale du comité technique régional, sur l’établissement des normes régionales de l’Afrique, pour l’amande et le beurre de karité. Au total, douze pays africains assisteront à cette rencontre : le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo (RDC), le Ghana, le Nigeria, le Tchad, l’Ouganda, le Niger, l’Ethiopie, le Soudan et le Mali.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le Conseiller technique du ministère de l’Industrie et du Commerce, M. Mahamadou Doucouré qui adressera ses vives félicitations au centre mondial de l’agroforesterie (ICRAF-WCA), à travers le projet “Prokarité”, pour son initiative consistant à regrouper des décideurs politiques et des services techniques nationaux des institutions sous-régionales, régionales et internationales, pour développer et élaborer une série de normes régionales harmonisées de qualité des produits de karité (amande et beurre de karité.

M. Doucouré précisera que cette rencontre fait suite à la réunion consultative régionale initiée par l’ICRAF, à Ouagadougou, avec la collaboration technique de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et ayant regroupé 8 pays, du 29 au 31 août 2005. Elle fait aussi suite au cadre institutionnel établi à Accra du 30 mai au 1er juin 2006, pendant la réunion de consultation entre les organismes de normalisation de 10 pays de l’UEMOA et de la CEDEAO , avec la représentation internationale et régionale des partenaires techniques au développement.

Selon le conseiller technique, le karité est un arbre commun à 16 pays de l’Afrique, dont les produits (amande et beurre) sont utilisés dans l’industrie alimentaire, cosmétique et pharmaceutique. “Cependant, face aux enjeux de la mondialisation, les problèmes de qualité et de normes, qui se posent à cette filière, réduisent considérablement sa compétitivité sur le marché international”, déplore-t-il, avant d’ajouter : “… l’amande et le beurre, produits actuellement par des méthodes artisanales, ne peuvent apporter de valeur ajoutée significative. Dans la perspective de relever ce défi, l’ensemble des acteurs de la filière karité doit s’imposer une démarche commune, qui visera à améliorer la qualité de leurs prestations, à travers l’application rigoureuse des normes. Déjà, le directeur national des industries, qui a participé à l’élaboration des projets de normes régionales sur l’amande et le beurre de karité, a soumis ses résultats à une enquête publique. Les normes retenues seront examinées par le conseil national de normalisation et de contrôle de la qualité, en vue de leur homologation. En outre, mon département a instauré un cadre pour l’accompagnement à l’accréditation de cinq laboratoires et de la structure de métrologie de la direction nationale du commerce et de la concurrence (DNCC), nécessaire à la reconnaissance de ces normes sur le plan international. C’est donc dire que les autorités du Mali, dont l’accompagnement technique ne fera pas défaut, travaillent déjà à la réalisation de ces objectifs”.

Et de conclure : “Durant trois jours, vous passerez en revue les aspects de qualité des produits du karité, les projets de normes et de standards communs à l’intérieur et au niveau international entre les pays producteurs, en vue de l’établissement d’un système de certification reconnu. De même, vous aurez à examiner les codes de bonnes pratiques régionales, concernant la production, le traitement des amandes, le stockage et l’extraction du beurre de karité. Enfin, vous devez procéder à l’élaboration d’un système de certification de l’amande et du beurre de karité.”

Cette réunion a enregistré la présence du secrétaire général de l’Organisation régionale africaine de normalisation (ARSO), M. Damien Agbanélo du Kenya, de l’assistante coordinatrice régionale prokarité ICRAF-WCA, Mme Souadou Diabaté, du Directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (ANSSA), de la Directrice nationale de la promotion de la femme, de la secrétaire exécutive de la coordination des associations et ONG féminines (CAFO) et enfin, du président de l’association malienne pour la qualité (AMAQ).

Hawa SEMEGA

03 juillet 2007.