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Amadou est un grand séducteur dans l’âme. Un tombeur comme il se définit lui-même en relation amoureuse avec Fatou. Malgré l’éloignement de Magnambougou et Sébénicoro, Amadou semble s’être rangé et ne quitte jamais Sébéninkoro, chez sa dulcinée.

Cependant, l’habitude étant une seconde nature, Amadou n’a jamais pu arrêter d’aller voir de gauche à droite, même si Fatou restait son choix de cœur.

Ainsi, il a rencontré Oumou, une fille qui n’a pas froid aux yeux, qu’il a même commencé à préférer à Fatou sa dulcinée. Le pauvre Amadou s’est donc retrouvé avec deux « titulaires », en train de faire tous les jours la navette entre les 1008 logements, où loge Oumou, et Sébénicoro, chez Fatou.

Cependant, malgré les multiples sortis, les cadeaux, les déclarations d’amour et les multiples câlins, il n’avait pas « conclu » avec Oumou. C’était prévu pour le samedi. Or, il a déjà établi une tradition : c’est de sortir tous les samedis soirs avec Fatou. Comment donc se débarrasser d’elle ce week-end ? La solution qu’Amadou a trouvé a été de dire à Fatou qu’il sort avec son père, que ça va prendre du temps, mais, quelle que soit l’heure de retour, il passera la voir.

Celle-ci de son côté, croyant vraiment en Amadou, et pour lui faciliter la tâche, et sachant où il garde la clef de sa chambre, a préféré venir attendre chez lui. Elle a pris la clef, ouvert la porte, et remis la clef au même endroit.

Amadou, à son arrivée, pris sa clef, ne se posa aucune question quand il a trouvé sa porte ouverte. Son sang se glaça, quand, en allumant, il découvrit dans le lit, à moitié nue et endormie, Fatou, alors qu’il était encore enlacé à Oumou.

Des explications s’imposaient de part et d’autres. Le pauvre Amadou n’a pu articuler un seul mot. Les deux filles se sont acharnées sur lui, le frappant, le griffant, le mordant.

Pire, il a dû après payer les taxis aux deux qui lui dirent adieu en partant !

Soumba Diabaté

@Afribone