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Nous sommes fondés sur les propos du “speech” du général Amadou Haya Sanogo transcrits par le Nouvel Horizon et sur les propos tenus par le Ministre Soumeylou Boubèye Maïga sur l’Ortm, hier soir, pour croiser les dires des deux protagonistes de la polémique Amadou Haya-Soumeylou Boubèye qui vient de naître et qui alimente et les causeries des grins de Bamako et les tiraillements entre pro et anti-Sanogo.

SUR LA CONVOCATION DU JUGE

• sous-entendu formulé par le Général Amadou Haya

“La veille de mon interpellation le mercredi 27 novembre 2013, le mardi matin vers 10 heures, il y a un garde qui s’est présenté à mon domicile avec un courrier que mon secrétaire a enregistré dans le cahier avec toutes les références. Le papier qui se trouve dans l’enveloppe est signé du Ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maïga, et non le Procureur de la République ou le Ministre de la Justice ou même le juge d’instruction qui devrait m’interroger.”

• réponse formulée par le Ministre Soumeylou Boubèye

“La procédure judiciaire qui est en cours, n’est pas une procédure à l’initiative du Gouvernement. C’est une procédure judiciaire initiée à la demande des familles qui …. pour savoir ce que leurs parents, qu’ils avaient aperçu à la télé au lendemain du 30 avril, ce qu’ils sont devenus… En tant que département, nous devons donner notre autorisation, ce que nous avons fait… nous lui (à Sanogo, ndrl) avons notifié sa convocation, nous l’avons informé de notre autorisation”

SUR LES CIRCONSTANCES DE SON ARRESTATION

• sous-entendu formulé par le Général Amadou Haya

“Notre surprise, ma maison fut envahi par un groupe de militaires dont des bérets rouges, dont Abédine Guindo particulièrement qui a quitté la prison l’autre jour parce qu’il serait malade. Abédine, habillé en tenu militaire, est venu remercier les gens pour le travail qu’ils viennent d’accomplir.
Ils sont rentrés chez moi me demandant de les suivre. J’ai pris mon véhicule 4×4, mon chauffeur, mon aide de camp et mon avocat. Ils m’ont dit de sortir de mon véhicule 4×4 pour rentrer dans le coffre d’un autre véhicule militaire et j’ai agi selon leur gré…
Tenez bien, vous avez donné la convocation le mardi à une personne, elle ne vous a pas dit qu’elle n’ira pas au tribunal, vous envahissez son domicile par des groupes de militaires.”

• réponse formulée par le Ministre Soumeylou Boubèye

“Sur la base des textes, puisque le juge nous a saisi d’un mandat d’amener, nous avons été amené à le conduire devant le juge.
Nous ne sommes pas allés dans le fond de l’affaire… Tous les militaires, ce sont des citoyens comme les autres, tous les militaires dont les tribunaux, les juges auront besoin pour se faire une idée, pour leurs instructions, pour arriver à des décisions, mais nous ferons en sorte qu’ils soient devant un juge. Sur ça je suis très clair. Et demain si c’est à refaire, nous le referons.
Et chaque fois que quelqu’un doit être conduit devant le juge, nous le conduirons devant le juge. Et tant que nous serons là, nul ne sera soustrait à une procédure judiciaire..”

El Hadj Sinaly DIARRA

Le Soir de Bamako du 3 Décembre 2013