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La 2è conférence nationale de la CND, tenue le 6 mars 2004 avait donné mandat au Bureau exécutif nationale d’entreprendre toute action susceptible de contribuer au regroupement des forces politiques et à la consolidation des alliances. Selon le président du parti Bandiougou Bidia Doucouré, «… force a été de revoir la situation qui était la nôtre, de mieux ajuster notre position de réfléchir plus politiquement sur la direction que nous nous étions fixée sans pour autant renier nos objectifs pour ce qui concerne nos engagements, nos options politiques, notre orientation…

Nous avons répondu oui à l’appel de ceux qui nous tendaient une main fraternelle, qui nous ouvraient leur porte et qui nous croient utiles dans leurs démarches en vue de la constitution d’un parti plus représentatif, plus crédible.» Ce choix qui s’appelle URD a été soumis à l’analyse et à l’approbation de la conférence nationale de la CND ce 6 août, au mémorial Modibo Keita. Selon Bandiougou Bidia Doucouré, les pourparlers avec l’URD sont en cours depuis six mois. Cette adhésion de la CND à l’URD intervient quatre ans après le premier congrès ordinaire de la première tenu le 24 juin 2001.

La CND a eu l’expérience des alliances. Selon son président, l’objectif était de se connaître davantage, de mieux s’organiser, d’apprendre à travailler ensemble dans un cadre plus large pour aboutir à une vision globale commune, base de la constitution d’une future formation politique unitaire. «Quatre ans d’activités dans la convention pour la République et la démocratie (CRD) puis dans l’alliance pour la République et la démocratie ARD ont suffi pour convaincre la CND que la création d’un parti politique unitaire à ce niveau n’était certainement pas pour demain».

La CND a donc revu la situation et a réfléchi à une manière rapide d’aller vers l’objectif unitaire en choisissant d’adhérer à l’URD. «Le choix était à la fois difficile et courageux. Mais notre conviction d’aller à l’unité nous y obligeait», a expliqué Bandiougou Bidia Doucouré à l’ouverture du premier congrès extraordinaire du parti le 7 août. Les représentants de plusieurs partis amis étaient présents, dont le plus remarquable Younoussi Touré de l’URD. Ces partis dont l’Adema, le Bdia, le Pids, le Rpm et Ump ont encouragé le rapprochement des partis politiques à l’instar de celui de l’Urd et de la CND salué à cet effet.

A la clôture de ce congrès extraordinaire de la CND, où il a été invité à s’adresser aux délégués, Younoussi Touré a déclaré qu’il s’agit désormais «pour nos deux partis de poser un acte politique qui fera date dans l’histoire de la jeune démocratie malienne, et pour les militants de la CND et de l’URD d’unir leur sort pour mener leur combat dans une grande formation politique».

Pour lui la consolidation de la démocratie dans notre pays passe nécessairement par la constitution de grandes entités politiques capables de prendre en charge les problèmes fondamentaux du Mali. Et cette prise en charge dit-il, ne peut se faire efficacement que par la «mobilisation des patriotes et démocrates» autour d’un projet de société réaliste et consensuel.

Le président de l’URD a par ailleurs déploré «l’action de déstabilisation systématique organisée dans la localité d’Ansogo contre certains partis politiques».

D’où son appel à rester ferme et constant dans la recherche de l’affirmation et du renforcement du fait partisan. Souhaitant la bienvenue à ses camarades de la CND le président de l’URD a pris «l’engagement d’oeuvrer à leur faire toute la place qu’il convient pour une URD encore plus forte dans un Mali républicain et démocratique».

Boukary Daou

08 août 2005