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Alger a opposé un refus à la revendication des chefs rebelles touaregs nigériens et maliens en visite en Algérie, la semaine dernière, pour la création d’un mouvement unique. C’est ainsi que les deux chefs touareg Agaly Alambo, un responsable du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) et Ibrahim Ag Bahanga, chef d’un groupe armé de rebelles touareg maliens en conflit avec les autorités de Bamako, ont rencontré des responsables algériens. Ils ont demandé «dans le cadre du règlement de leurs problèmes et du processus de paix dans la région, la mise sur pied d’un seul mouvement pour défendre la sous-région». C’est, en tout cas, ce que révèle une source gouvernementale.

L’explication fournie par les rebelles tant maliens que nigériens a été la suivante : «Nous exprimons les mêmes problèmes au Niger et au Mali et nous avons les mêmes revendications ce qui fait qu’un mouvement unique pourra porter nos exigences qui se ressemblent à tout point de vue».

Les responsables algériens ont répondu que l’Algérie refuse la création d’un mouvement régional et a déconseillé aux deux parties de suivre ce type d’organisation.

Dans leurs explications, les responsables algériens ont indiqué qu’ils veulent «rester dans le cadre des accords qui ont été signés à ce propos, il y a, d’une part, les revendications du Mali contenues à Alger, à travers l’accord du 4 juillet 2006 et acceptées par tous, et d’autre part, il y a les accords concernant le Niger, conclus en 1995».

A ce propos, «Alger a exprimé toute sa disponibilité à aider à la concrétisation de ces accords et au règlement des problèmes inhérents à cette rébellion toujours dans le cadre de ces accords, chacun dans son pays».

Cette position exprimée par Alger traduit toute l’opposition de notre pays à des démarches autonomistes et au projet du grand Sahara tel que revendiqué par le guide de la révolution libyenne Mouammar El-Kadhafi.


15 octobre 2007.


ATT pense aux otages maliens

A la faveur de la fête du Ramadan, le président de la République Amadou Toumani Touré, a tenu à exprimer toute sa compassion et sa solidarité à l’endroit des 39 militaires otages entre les mains du terroriste Ibrahim Bahanga depuis plus d’un mois. Il a également rassuré leur famille que l’espoir est permis de les libérer.

En outre, il a laissé entendre qu’un impressionnant dispositif militaire est sur le terrain et que les populations du nord, notamment celles de Kidal sont sécurisées.

Il s’est particulièrement montré attaché à l’intégrité du territoire et à la préservation de la paix sociale.

La question que l’on est fondé à se poser est de savoir comment les otages pourraient-ils être libérés sans paiement de rançon ou sans livrer une guerre sans merci contre les Bahanga et Fagaga qui continuent d’entraver le développement de notre pays particulièrement sa partie septentrionale ?

A suivre.

C.T

15 octobre 2007.