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Le lieutenant colonel Maïga de la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées, confirme la présence des éléments de la force française Serval à Anéfis.

Ce n’est donc pas une rumeur mais une réalité. Des soldats français sont présents dans cette bourgade malienne, théâtre d’affrontements sanglants ayant opposé, mercredi 5 juin, notre armée aux bandits sécessionnistes du mnla. Ces derniers, en quête de territoire à annexer, ont fait main basse sur Kidal une fois que les jihadistes en ont été chassés par l’opération Serval.

Les militaires étrangers (une quinzaine selon une radio occidentale) travailleraient en bonne entente avec nos forces afin de sécuriser les populations d’Anéfis. Le nombre de ces soldats a été porté à 100, selon l’annonce faite par ce même média le vendredi matin

Cependant, tout porte à croire que cette présence « amicale » est davantage commandée par la « peur » de voir nos soldats commettre des « exactions » sur les habitants d’Anéfis. Voyons donc ! Si seulement les populations sous le joug des bandits qui « tiennent » la ville de Kidal sans d’ailleurs susciter la moindre condamnation de la part de la communauté internationale, pouvaient bénéficier d’une telle attention !

Quelque soit la raison de la venue des soldats français auprès de nos troupes à Anéfis, le peuple Malien soutient son armée dans sa reconquête du territoire national.

Et comme par hasard, c’est ce vendredi, jour d’ouverture officielle des négociations à Ouagadougou avec les « groupes armés touaregs », que tombe le rapport d’Amensty International accablant l’armée malienne. Une simple coïncidence ? Mais oui, on y croit vraiment !

Anwka Ikallen

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Mali : Des troupes françaises à Anefis, pour quoi faire ?

L’interrogation est sur tous les lèvres des maliens qui s’inquiètent d’une éventuelle volonté de stopper l’avancée des troupes maliennes vers Kidal.

Dans la matinée du 5 juin, d’intenses combats ont opposées l’armée malienne à des combattants du Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla). La bataille s’est soldée par une victoire des forces régulières qui ont fait une trentaine de morts dans les rangs de l’ennemi et récupéré des matériels de guerre. Le groupe armé indépendantiste défait à Anefis s’est replié sur Kidal, chef lieu de région malienne qu’il contrôle depuis février 2013. Or Kidal est l’ultime cible de l’armée malienne qui cherche à y réimplanter le drapeau national.

La tension reste vive dans la localité où les forces maliennes cherchent à dénicher d’éventuels suspects et mieux sécuriser la zone. C’est dans ce contexte qu’atterrit un contingent de la force Serval.

Quelle sera sa mission à Anefis ? Le directeur de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa), le lieutenant colonel Souleymane Maïga, reste catégorique : «Ils sont là pour nous permettre de sécuriser davantage la zone». Selon ce porte-parole de l’armée malienne, cette présence des forces Serval s’est effectuée en parfait accord avec les forces nationales maliennes.

Interrogé par nos soins, un officier qui se trouve sur le front précise : «Ils sont là pour constater d’éventuels cas d’exactions dont le Mnla nous accuse à tord».


Seydou Coulibaly

AFRIBONE | le 6 juin 2013 à 16H30 | actualisé le 7 juin