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Histoire politique de la rébellion, les choix de développement économique et la problématique des réfugiés, Bamako, ACCORD, NOVIB, ET OXFAM, AMAP, 1995

Les négociations avec la rébellion au plus haut niveau ont commencé le 6 janvier 1991, il y eut à cette date la signature des premiers accords, dits accords de Tamanrasset, en Algérie entre le gouvernement malien et le Mouvement populaire de l’Azawad (MPA) et le Front islamique arabe de l’Azawad (FIAA). Ces premiers accords prévoyaient :

– le cessez-le- feu et la libération des prisonniers,

– le cantonnement des éléments rebelles,

– l’allégement des dispositifs de l’armée dans les régions de Gao et de Tombouctou,

– le désengagement des forces armées de l’administration civile,

– la suppression de certains postes militaires,

– l’intégration des éléments rebelles au sein des forces armées maliennes dans des conditions à déterminer,

– l’affectation aux régions du Nord de 47 % du futur programme d’investissement.

Mais jusque-là, la gestion de la rébellion était plus militaire que politique car pour les premières négociations, la délégation gouvernementale était dirigée par le chef d’Etat major général des armées maliennes, le colonel Ousmane Coulibaly.

Contre toute attente, le 26 mars 1991, la révolte populaire eut raison du régime militaire du général Moussa Traoré avec la bénédiction d’un groupe de militaires qui renversa son régime.


Source : www.dandurand.uam.ca

18 Aout 2008