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Après son sacre régional et national comme meilleure collectivité locale de l’année 2007, la Commune rurale d’Alafia dans le cercle de Tombouctou, s’est désormais fixée comme objectif prioritaire la réduction de la pauvreté qui touche une grande partie des habitants de cette localité de la 6e région.

Majoritairement constituée d’agriculteurs, la population d’Alafia dispose de nombreux atouts pour amorcer sa bataille contre la pauvreté. D’abord la qualité des hommes et femmes qui composent son conseil communal et qui ont fait de la bonne gouvernance et de la mobilisation des ressources communales leurs chevaux de bataille.

Aujourd’hui, Alafia est l’une des rares collectivités de notre pays qui, grâce à sa bonne gestion et surtout la transparence qui caractérise les actions de son bureau municipal, bénéficie de la totalité de ses droits de tirage auprès de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT) et des autres partenaires techniques et financiers de la région de Tombouctou.

Le maire d’Alafia, Yéhia Konta, se dit particulièrement optimiste eu égard aux résultats déjà obtenus dans les secteurs prioritaires tels la santé, l’éducation, l’accès à l’eau potable pour ne citer que ceux-ci. En effet, les 8 villages et les 13 fractions que compte Alafia disposent de 3 centres de santé communautaire, d’un centre de soins et de 2 cases de santé, ce qui couvre parfaitement les besoins de la Commune.

Il est vrai que les dites infrastructures sanitaires manquent de personnel suffisamment qualifié pour offrir toutes les prestations aux malades, mais le maire Yéhia Konta se dit déterminé à résoudre cette équation afin de rendre les soins de santé accessibles à toute la population.

Dans le domaine de l’éducation, chaque village a son école et le conseil municipal prévoit la construction de nouvelles salles de classes pour augmenter les capacités d’accueil des établissements scolaires.

Mériter sa couronne

Pour ce qui est de l’accès à l’eau potable, les hommes aussi bien que les animaux disposent de nombreux points d’eau sur toute l’étendue de la commune. Cependant de grands défis restent à relever reconnaît le maire.

« Nous prévoyons de mobiliser toutes nos forces afin que les secteurs-clés que constituent l’agriculture, l’élevage et la pêche connaissent un réel essor dans notre commune. Pour ce faire, nous entreprendrons toutes les démarches nécessaires afin de promouvoir ces trois secteurs prioritaires qui occupent la quasi-totalité des communautés d’Alafia. Cela constituera notre principal combat dans les mois et années à venir ».

En attendant, le maire de la meilleure commune du Mali s’engage à préserver les acquis qui ont valu à Alafia son sacre tout en promettant de poser de nouvelles actions qui permettront d’améliorer encore plus les conditions de vie des populations. L’un des grands défis de l’avenir, c’est aussi, selon M. Konta, le renforcement des capacités des élus locaux qui rencontrent d’énormes difficultés dans la mise en œuvre de leur Programme de développement économique, social et culturel (PDSEC).

En plus des difficultés liées à la mobilisation des ressources fiscales, les élus locaux manquent également de formation pour faire face aux principaux défis de la décentralisation.

Le maire invite les ressortissants de sa commune résidant à Bamako ou dans d’autres localités de notre pays et même à l’extérieur à soutenir les initiatives du conseil communal afin de vaincre la pauvreté car Alafia entend conserver jalousement sa couronne nationale.

Oumar Sidi Sangho

(correspondance particulière)

19 novembre 2007.