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Pour les responsables de la Mission culturelle de Tombouctou, la demande de pardon d’Ahmad Al Faqi à l’ouverture de son procès doit être acceptée sur le plan religieux. Toutefois, ils estiment que la justice devrait faire de ce procès un exemple afin d’éviter que d’autres cas ne se reproduisent et de permettre une réconciliation entre toutes les communautés. Le chef de la Mission culturelle de Tombouctou, Al Boukhari Ben Essayouti, a confié  s’est confié à Studio Tamani.

« Vu que la destruction des mausolées est une querelle dogmatique entre deux courants de l’islam, c’est donc religieux. En matière de religion qu’elle soit chrétienne ou musulmane quand on présente ses excuses on doit l’accepter. Si Mohamed Al Faqi, qui est donc musulman, fait amende honorable, présente ses excuses, les populations n’ont d’autre choix que de l’accepter.

Maintenant quelle répercussion cela a au niveau de la Cour, on ne sait pas. La justice, c’est la justice. S’il y a des gens qui ont été coupables d’actes répréhensibles, ils doivent rendre compte. On a espoir que cela puisse servir d’exemple parce que le procès aussi c’est ça. Il est didactique et pédagogique. Juger quelqu’un ce n’est pas seulement pour punir le coupable, il faut aussi que ça serve d’exemple. Donc que le jugement d’Al Faqi puisse permettre à toutes les communautés de se réconcilier ».

23 Aout 2016