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Le nom du remplaçant de Jean François Jodar pourrait être effectivement connu aujourd’hui. En attendant, des inquiétudes et interrogations demeurent sur la gestion de sa succession au niveau de la FEMAFOOT qui a mis le département des sports dans une situation inconfortable.

Jean François Jodar est désormais l’ancien sélectionneur national du Mali. Ayant reçu la notification de son limogeage lundi dernier, il n’attend plus que lui soient payées ses mensualités et son billet d’avion pour rentrer chez lui. La page Jodar serait définitivement tournée à la grande satisfaction des responsables fédéraux qui lui reprochent finalement un problème relationnel, reconnaissant toutefois qu’il a de la valeur sur le plan technique.

Pour entériner le fait et tracer la feuille de route de la FEMAFOOT, une rencontre réunit depuis hier, autour du directeur national des sports et de l’éducation physique, les délégués fédéraux, le Conseiller technique chargé des sports et un représentant du Comité national olympique et sportif du Mali, qui assure le secrétariat.

En attendant les conclusions de cette commission, le choix de Malifoot semble, de prime à bord, porter sur Stephen Keshi qui serait parvenu à un accord préalable avec les responsables de la fédération à l’issue de son séjour dans la capitale malienne la semaine dernière. Des responsables que nous avons rencontrés ne cachent pas leur enthousiasme en faveur d’un entraîneur africain.

Ce qui renforce les informations selon lesquelles l’ancien capitaine des Supers Eagles et ancien sélectionneur des Eperviers du Togo est en pôle position pour prendre les rênes des Aigles du Mali. Nos investigations, à partir d’entretiens téléphoniques que nous avons eus avec le premier vice président, Karounga Kéïta, ne nous ont toutefois pas permis de confirmer cette information. Tout est donc remis à ce vendredi qui pourrait voir dévoilé le nom du nouvel entraîneur qui conduira la rencontre amicale qui opposera le 25 mars les Aigles du Mali à l’équipe nationale A’ de la France.

Les noms qui circulent pour le poste d’entraîneur national sont loin de convaincre pour une équipe qui aspire à figurer parmi les meilleurs du continent. Le successeur de Jean François Jodar devrait plutôt être un technicien expérimenté, suffisamment imprégné des réalités du football africain. Il devra surtout être un entraîneur de forte personnalité qui force l’admiration par ses performances et sa renommée. Les noms comme Phillipe Troussier, Didier Deschamps, Roger Lemerre ou même Henry Kasperzack sont suffisamment porteurs d’espoir.

Et aucun des noms avancés comme candidats au niveau de Mali foot, n’a la carrure souhaitée pour driver les Aigles du Mali dont les principaux cadres ne cachent même pas leur déception de voir l’équipe éventuellement confiée à un technicien de seconde zone. Stephen Keshi, Michel Dessuyer, Jean Cavalli, Patrice Neveu, Carlos Alhinho ou Idrissa Traoré, ne répondent pas au profil de cet entraîneur providentiel qui pourra faire le renouveau des Aigles du Mali. C’est pourquoi, des voix s’élèvent dans le camp des fédéraux dans le sens de la recherche d’un sélectionneur plus qualifié, engagé sur la base d’un contrat avec des objectifs précis et des évaluations périodiques.

Keshi en bref

Stephen Okechukwu Keshi (né le 31 janvier 1962 à Lagos) est un entraîneur et ancien défenseur central nigérian.
Il était surnommé « Big Boss ». Il a joué avec les Super Eagles durant la coupe du monde 1994 et a remporté la Coupe d’Afrique des nations la même année.

Côté clubs, il a passé 4 saisons à Anderlecht, remportant un titre de champion de Belgique en 1991 et 2 coupes de Belgique en 1988 et 1989.

Il a ensuite porté les couleurs du RC Strasbourg de 1991 à 1993.

Il a également joué aux États-Unis et en Malaisie où il achève sa carrière de joueur en 1997.

Devenu entraîneur (diplôme obtenu aux Etats-Unis), il entre dans le staff des Super Eagles, mais pas en tant qu’entraîneur principal. C’est à la tête du Togo qu’il fait ses preuves en qualifiant à la surprise générale ce petit pays pour la phase finale de la coupe du monde 2006.

Mais, il ne dirigera pas le Togo en Allemagne. Il est remplacé par Otto Pfister après l’échec rencontré lors de la CAN 2006. Revenu à Lomé, il a échoué à qualifier les Eperviers à la CAN 2008.

Souleymane Diallo

13 Mars 2008.