Partager

Le lancement de ses activités à eu lieu hier matin à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali à travers une journée de sensibilisation organisée à l’intention du secteur privé malien.

Le Projet « Accès aux Marchés de l’aide publique au Développement » (AMADE) est né à la suite d’un symposium sur l’accès aux nouveaux modes de financements internationaux pour mettre en exergue l’importance des enjeux liés à l’accès au financement pour les pays francophones en développement.

C’est à l’issue des travaux de ce symposium organisé en 2004 à Paris que les participants ont formulé des propositions d’actions novatrices que la Francophonie pourrait mettre en oeuvre au bénéfice de ses pays membres en développement. D’une durée de trois ans (2006-2009) et d’un coût prévisionnel de 1 300 000 euros, l’AMADE se propose d’accompagner, d’encadrer et d’aider nos opérateurs économiques à avoir une meilleure connaissance des mécanismes de financement des bailleurs de fonds et une plus grande maîtrise des procédures de mise en oeuvre et de suivi de l’Aide.

En clair, il s’agira pour l’AMADE de bien les outiller dans la recherche d’une plus grande efficacité de l’aide, dans l’harmonisation des procédures, dans l’appropriation des processus nationaux de développement ainsi que la nécessité d’une implication plus grande des entreprises des pays récipiendaires.

Pour ce faire, le projet « Accès aux Marchés de l’aide publique au Développement » (AMADE) a privilégié quatre aspects majeurs dans le cadre de ses activités prévues dans la programmation 2006-2009. Il s’agit entre autres : de l’amélioration de l’information sur les mécanismes d’accès aux financements et les procédures de passation des marchés des bailleurs de fonds ; la veille électronique sur les opportunités d’affaires issues des programmes et projets de développement financés par les bailleurs ; le renforcement des structures d’appui aux entreprises et le renforcement des compétences en matière de mécanismes de financement et de procédures de passation de marchés de l’Aide Publique au Développement ; la constitution d’un réseau des « points focaux » animé par des structures d’appui au secteur privé et chargé d’assister et de conseiller les entreprises susceptibles de bénéficier des marchés issus de l’Aide Publique au Développement.

Lors de la journée de sensibilisation qu’elle présidait, la représentante du ministre de l’Industrie et du Commerce, Mme Diallo Madeleine Bâ, a déclaré aux représentants du secteur privé Malien que « Un des caractères novateurs de la présente initiative de la francophonie résulte du fait que ce projet s’occupera à la fois des bailleurs multilatéraux et des bailleurs bilatéraux ».

Il s’agira de toute l’aide publique au développement, qui a atteint en 2004-2005 en terme d’engagement près de 116 milliards de dollars américains, dont la majeure partie venait des bailleurs bilatéraux et sur laquelle les pays de l’Afrique subsaharienne ont reçu plus de 27 %. Selon la représente du ministre de l’Industrie et du Commerce, ce projet pourrait être un véritable instrument de développement.

Ces objectifs, ajouta-t-elle, cadrent bien avec les objectifs du Millénaire pour le Développement et le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté du Mali. Parlant des atouts, Mme Diallo Madeleine Bâ dira que le projet « Accès aux Marchés de l’aide publique au Développement » (AMADE), permettra aux entreprises maliennes d’être informées régulièrement des opportunités de marchés issues de l’aide publique au Développement, qui représentent environ 40% des volumes de cette aide.

Mieux il permettra à ces entreprises de renforcer leurs capacités techniques, en les aidant à s’insérer dans le processus de l’aide publique au développement depuis la phase préparation des Projets au niveau du gouvernement jusqu’à la mise en oeuvre. Quant au président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, Jeamille Bittar, il dira : « le projet « AMADE«  vient à point nommé, car l’APD n’a jamais été aussi forte en volume, mais jamais aussi faible en terme de pourcentage des pays donateurs, qu’il va falloir rendre plus efficace en renforçant les secteurs privés des pays récipiendaires en développement de la Francophonie, afin qu’ils puissent bénéficier de la moyenne des 35 % consentis dans les marchés…« .


Birama Fall

1 septembre 2006.