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Les paysans, éleveurs et pêcheurs peuvent se frotter les mains. L’ État vient de mettre à leur disposition un fonds afin de les soutenir dans leurs activités et de prévenir les calamités.

Dans sa mise en œuvre, la Loi d’orientation agricole, adoptée en septembre 2006, prévoyait la création d’un certain nombre de fonds destinés à la prévention des risques et calamités agricoles, un financement de l’appui aux activités agricoles et péri agricoles et de garantir partiellement ou en totalité les emprunts contactés par les exploitations agricoles.

Les députés ont satisfait les doléances du monde paysan en donnant leur quitus au gouvernement pour la création d’un Fonds national d’appui à l’agriculture. Le projet de loi voté par les députés constitue un cadre d’intervention juridique permettant à l’État, aux collectivités territoriales et aux organisations agricoles de soutenir le secteur agricole par le Fonds national non lié à l’extérieur.

Le Fonds a notamment pour objectif de financer l’appui aux activités agricole et péri agricoles, les activités tendant à prévenir et minimiser l’impact des risques majeurs et des calamités sur le développement agricole et les conditions de vie des populations rurales, de financer le stock national de semences sélectionnées utilisables en période de calamité et de soutenir la production de semences à tous les stades de la production.

Le Fonds sera alimenté par les ressources provenant de l’État et des collectivités territoriales, du prélèvement d’un pourcentage sur les redevances perçues des organisations professionnelles agricoles. Il sera par ailleurs pourvu d’autres subventions et legs. La création du Fonds consacre la fusion de trois fonds ; à savoir : le Fonds national de développement agricole, le Fonds national des risques et des calamités agricoles et le Fonds de garantie.

Les organisations professionnelles paysannes concernées saluent la création de ce Fonds. Dans le domaine de l’élevage, il prévoit une indemnisation des éleveurs en cas d’abattage massif pour raison de santé publique (grippe aviaire par exemple). Il prévoit également un soutien en cas d’inondation et de sécheresse afin que les éleveurs puissent reprendre leurs activités économiques à travers la reconstitution du cheptel.

Au niveau de la pêche, les activités financées couvrent les aménagements aquacoles, les calamités, les déficits de cru des cours d’eau, la préservation des ressources halieutiques, les intrants et équipements de pêche.

Sur le plan forestier, il prévoit le reboisement sous toutes ses formes agro foresterie, plantations de production, vergers ainsi que des travaux de défense, de restauration et conservation des eaux et sols et l’aménagement de forêts.

Denis Koné

13 Juillet 2010.