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Aguibou Bah, membre du comité de gestion du Stade malien de Bamako estime que le doublé championnat/Coupe est une obligation pour son club qui s’était fixé trois objectifs en début de saison. Si la Ligue des champions ne leur a pas souri, ils entendent réussir le 2 sur 3. Le bilan de la saison du club et les perspectives au crible dans l’entretien ci-dessous.

Les Echos : Que représente ce 14e titre pour le Stade et son comité de gestion ?

Aguibou Bah : Ce titre représente beaucoup de choses pour nous. D’abord nous pouvons le symboliser comme étant le fruit du travail bien fait dans l’entente et la solidarité, la récompense des actions menées par nos supporters durant la saison, mais aussi un devoir de mémoire pour nos disparus courant cette saison sportive. Je veux parler du président Beidy Ouane un ancien dirigeant du Stade qui a tout donné à ce club, de Cheick O. Kanssaye, secrétaire administratif du comité de gestion.

Les Echos : Dans quelle condition la finale de samedi se prépare-t-elle ?

A. B. : Elle se prépare dans la plus grande sérénité comme cela été pour les autres matches de la saison. Il n’y aura aucune particularité. Pour nous, tous les matches se valent et la caractéristique de la finale ne sera pas une source de motivation pour nous. C’est un match comme les autres, on va le jouer à fond.

Les Echos : Faut-il un doublé pour faire oublier le mauvais parcours sur la scène africaine ?

A. B. : Vous savez en début de saison, on s’était fixé trois objectifs ; à savoir : une qualification en phase de poule de la Champions League africaine, le titre de champion Ligue 1/Orange et le trophée de la Coupe du Mali. Déjà on a raté un, maintenant il faut tout mettre en œuvre pour qu’on ait une note de deux sur trois. C’est vous dire que le doublé est obligatoire pour nous et le succès de la saison passe forcément par là.

Les Echos : Quelle sera la nouvelle configuration du Stade la prochaine saison ?

A. B. : Ce sera une configuration digne de tout grand club ambitieux d’aller loin, et cela va se faire sentir à tous les niveaux du club ; à savoir : dirigeants, encadrement, joueurs et supporters. Toutes choses qui annonceront les couleurs du Stade new-look.

Les Echos : Avez-vous beaucoup recruté ? Vendu beaucoup de joueurs ?

A. B. : Vous savez cette saison nous avons dépensé plus de 60 millions pour recruter 14 joueurs sur le plan local, et c’était à la dimension de nos ambitions pour la saison. Et à l’heure où je vous parle nous avons pu placer 5 joueurs à savoir Diamouténé et Aziz à l’USMA d’Alger, Sadibou et Cheibane au Tout Puissant de la RDC et Cheick Fantamady au Stade Rennais en France.

Les Echos : Que sera le Stade sur la scène africaine la prochaine saison ?

A. B. : Pour la prochaine saison, il ne sera pas surprenant de voir le Stade jouer la phase des poules de la Champions League africaine et pourquoi ne pas y aller loin. Déjà, toutes les conditions sont réunies pour cela. On a aujourd’hui des infrastructures qu’il faut et nos joueurs bénéficient des traitements conséquents. C’est pour vous dire que le Stade va revenir sur la scène africaine après une absence de deux saisons.

Propos recueillis par Boubacar Diakité Sarr

20 Juillet 2011.