Partager

jpg_2143.jpg
Comment fédérer les énergies pour répondre à la crise alimentaire qui sévit dans la sous-région ? Comment faciliter une rencontre d’affaires entre les différents acteurs (secteur privé, secteur financier, chercheurs, acteurs politiques) dans la production et la commercialisation du riz en vue de créer des co-entreprises transafricaines opérant dans la sous-région ? Et comment créer un intelligent partenariat public-privé aux niveaux national et régional, et stratégique au niveau mondial ? Ce sont entre autres questions qui ont occupé les participants du forum d’affaires sur le riz qui a débuté mardi après midi à Ségou.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le Premier ministre Modibo Sidibé. Il avait à ses côtés le ministre de l’Agriculture, Tiémoko Sangaré, le ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce, Abdoulaye Ahmadou Diallo, et celui de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, Kafougouna Koné. On notait aussi la présence de nombreux représentants d’organismes sous-régionaux, régionaux et internationaux -Cedeao, Uemoa, Cilss, Omvs, Pam, Fao, Nepad- et d’institutions bancaires africaines comme Bad, Boad et Ecobank.

Le forum d’affaires sur le riz, premier du genre dans la sous-région, a été organisé par le Bureau sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique en partenariat avec le gouvernement du Mali, la commission de la CEDEAO et le NEPAD business group d’Afrique de l’Ouest. Il est destiné, ont expliqué ses organisateurs, à transformer la crise alimentaire en opportunité pour l’Afrique de l’Ouest par la mise en place d’une stratégie opérationnelle visant la production et la commercialisation du riz par le canal d’un co-entreprenariat.

« L’objectif de ce forum est de réunir tous les acteurs de la filière riz, afin qu’ensemble nous puissions faciliter la création de co-entreprises pour la production, la commercialisation voire la distribution du riz. Il s’agit de répondre au défi de la vie chère dans nos pays et permettre à nos entreprises de participer au capital qui est alloué à l’exploitation de nos ressources en terre et en eau« , a indiqué Mme Ngoné Diop, la coordinatrice du programme de la stratégie africaine de création et de rétention de richesse qui a vigoureusement soutenu la tenue de ce forum.

Le choix de notre pays pour abriter cette rencontre s’explique par ses potentialités en matière du riz et ses opportunités d’investissements, a précisé Mme Diop. Elle soulignera à ce propos que le forum d’affaires sur le riz s’inscrit dans la dynamique de l’Initiative riz mise en œuvre cette année par notre gouvernement et qui est sur le point d’être une parfaite réussite.

Évoquant lui aussi cette initiative, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Jeamille Bittar, constatera que grâce à une bonne pluviométrie recueillie cette année par notre pays, la bataille de la production du riz a été gagnée.

Il reste, relèvera-t-il, à remporter la guerre de la commercialisation. Pour cela, Jeamille Bittar a prôné un partenariat public-privé très actif en promettant que son institution veillera à la bonne commercialisation du riz de cette année.

Le Premier ministre a rappelé l’esprit qui a prévalu à la mise en œuvre de l’initiative riz et les objectifs qui lui sont assignés. Ces objectifs, précisera-t-il, consistent à faire face à la crise alimentaire en doublant la production initiale de riz et à commercialiser un surplus de plus de 100 000 tonnes. Pour y parvenir, le gouvernement a consenti d’énormes sacrifices qui se traduisent par une subvention des engrais, des semences et des équipements agricoles, a énuméré Modibo Sidibé.

Il a salué la tenue du forum d’affaires sur le riz qui vient à point nommé débattre d’une phase cruciale de l’Initiative riz, à savoir la commercialisation de la production. Modibo Sidibé a particulièrement insisté sur le partenariat public-privé qui doit garantir la réussite de cette commercialisation et le bonheur du Mali et des producteurs.

Plusieurs thèmes sont débattus durant le forum, notamment le partenariat public-privé en matière de gestion du commerce et des investissements aux niveaux national, régional et international, la sécurisation des investissements agricoles, la facilitation du partenariat public-privé en matière de gestion du commerce et des investissements aux niveaux national, régional et international, l’initiative du processus de formations des co-entreprises.
La rencontre prend fin aujourd’hui .

Envoyé spécial

M. KEITA

30 Octobre 2008