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Aussi l’équipe pluridisciplinaire a constaté une augmentation des emblavures des principales cultures et un taux global de réalisation des semis/repiquages de 102 % à la date du 31 juillet.

La situation phytosanitaire est, quant à elle, jugée calme dans l’ensemble. La mission a cependant invité l’encadrement à signaler aux services des végétaux toutes les informations relatives aux déprédateurs et à l’application rigoureuses des bonnes pratiques agricoles. Elle a toutefois regretté l’insuffisance du personnel d’appui conseil et des semences de riz Nérica partout où elle s’est rendue.

Les pluies qui continuent d’évoluer normalement permettront aux cultures de boucler normalement leur cycle végétatif. A en croire les techniciens du département de l’Agriculture, les prévisions de production de la campagne agricole devraient être atteintes sans trop de difficultés.

Avec environ 104 % de taux global de réalisation des semis/repiquages (intégrant l’initiative riz), notre pays vient d’atteindre un niveau jamais égalée de superficie repiquée. Il faut signaler que les opérations de repiquage du riz irrigué sont arrivées à terme notamment à l’Office des périmètres irrigués de Baguineda. Certains périmètres ont déjà entamé la phase de récolte du riz.

Cette année, 1 833 563 ha ont été semés en mil et 1 016 254 ha de sorgho ont été emblavés. Le maïs a été semé sur environ 378 344 ha tandis que le fonio et le niébé grain ont respectivement atteints les 69 908 ha et 327 297 ha. L’abondance des pluies, celles provoquées comprises, et leur bonne répartition ont largement favorisé la réussite des semis des cultures sèches. Les cultures industrielles comme le coton, l’arachide, le voandzou et le sésame connaîtront une très bonne récolte cette année.

Les superficies totales réalisées sont de 203 712 ha pour le coton, 355 224 pour l’arachide tandis que le voandzou et le sésame sont respectivement emblavés sur 42 581 ha et 30 979 ha.
Les taux de réalisation les plus élevés sont enregistrés sur le voandzou (104 % environ) et l’arachide (102 %). En revanche, le coton connaît le taux le plus bas (45 % environ).

Cette situation serait due au retard de paiement du coton graine aux producteurs, aux difficultés de remboursement du crédit intrants liées à la caution solidaire et surtout à l’émergence de cultures porteuses. En réalité, beaucoup de superficies de coton sont converties en périmètres rizicoles. La subvention des intrants engrais et semences ont accentué cette tendance.

Sur l’objectif global de la campagne agricole de cette année (4 709 008 ha), 4 868 578 ha ont été réalisés, soit un taux de 103 %. La campagne a prévu une emblavure en riz de 58 838 ha mais les producteurs ont cultivé 610 715 ha sont réalisés, soit un taux de réalisation de 104 %.
L’équipe de supervision de la Direction nationale de l’agriculture a constaté l’intensification des éclosions de larves de sautériaux dans la bande sahélienne et la présence de bandes errantes de « Quelea quelea » (oiseaux granivores) à Mopti. Ces oiseaux n’ont pas, pour le moment, de dortoirs stables.

Une campagne de traitement chimique a été engagée contre les chenilles qui commencent à s’installer sur les périmètres de riz en zone Office du Niger. Ces indésirables ont néanmoins causé des dégâts foliaires sur les épis dans le Sahel. Les cantharides ont choisi les fleurs de mil dans les régions de Kayes, Koulikoro et Mopti. Au total, 7 434 ha ont été infestés sur lesquels 3 109 ha ont été traités.

Le blé, une culture de plus en plus importante avec l’augmentation du prix de la farine, sera cultivé en contre-saison froide.

A. M. CISSÉ

08 Octobre 2008