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Après plus de 5 ans de procès interminables dans une affaire qui l’oppose à la société minière de Loulo (Somilo-sa), le président directeur général de Dial BTP Aliou Diallo demande à l’Etat malien de prendre toutes ses responsabilités afin de mettre fin aux agissements peu orthodoxes de Somilo-sa.

Pour rappel, une société sous-traitante de Somilo, dénommée BCM, en fin de contrat avec la société minière, a décidé de vendre son matériel (ferraille). C’est ainsi qu’un appel d’offres a été lancé par BCM.  L’entreprise Dial BTP ayant appris l’information, a  postulé et enlevé le marché. Ledit marché a été conclu entre les deux parties pour un montant de 22 millions de FCFA.

À en croire le président directeur général de Dial BTP, après avoir acquis le marché, certains responsables de Somilo-sa, notamment son directeur général Siaka Berthé et l’ancien directeur du département de l’environnement Diakaridia Koné, sont venus à sa rencontre pour lui demander de vendre les ferrailles à un certain Diawara. Chose que le Pdg de  Dial BTP a acceptée. Mais faute d’entente autour du prix, le marché a été annulé. C’est ainsi que le directeur général de Somilo-sa Siaka Berthé et autres ont retiré et vendu les ferrailles au sieur Diawara au grand dam d’Aliou Diallo. Et dès lors, ce fut le début d’un feuilleton judiciaire de 2013 jusqu’à nos jours.

La chambre correctionnelle de la Cour d’Appel de Kayes a rendu son arrêt N°18 en date du 8 mai 2017 dans  l’affaire opposant la société minière de Loulo (Somilo-sa) à l’entreprise Dial  BTP.  La Cour d’appel de Kayes a condamné Somilo-sa à payer une somme de 187 926 270 FCFA à l’entreprise Dial BTP comme remboursement de la créance du requérant. Un arrêt qui confirme  le jugement N°146 en date du 22 juillet 2014 de la justice de paix à compétence étendue de Kéniéba.

À la demande d’Aliou Diallo, Pdg de  Dial BTP, maître Mamadou Balla, huissier-commissaire de justice, près le ressort judiciaire de la Cour d’Appel de Bamako, a été désigné pour procéder à la Saisine-Attribution entre les mains de toutes les institutions bancaires de la place, et en vertu de la grosse de l’Arrêt N°18 en date du huit mai deux mille dix-sept (8 mai 2017), rendu par la chambre correctionnelle de la Cour d’Appel de Kayes revêtu de la formule exécutoire confirmant le jugement  N°146 en date du 22 juillet 2014 de la justice de paix à compétence étendue de Kéniéba. Ce, pour sûreté et avoir paiement de la créance du requérant en principal et frais à la somme de 187 926 270 FCFA.

Fort de ce mandat, l’huissier a démarché treize (13) banques de la place pour saisir les comptes de Somilo-sa. Curieusement, tous les comptes de la société au niveau des différentes banques sont au rouge. Tous les comptes bancaires de Somilo-sa au Mali présentent des soldes débiteurs. Surpris par cette nouvelle, l’huissier en charge du dossier a décidé de saisir 39 véhicules de la société. Malheureusement, ce dernier n’est parvenu à saisir que 12 véhicules. Au moment de la saisie, les gardes ont été sommés de quitter le lieu par leur hiérarchie pour des raisons inconnues.

Pour le Pdg de Dial entreprise, ces véhicules seront vendus pour payer une partie de l’argent. Il interpelle par ailleurs les plus hautes autorités. Selon lui, le gouvernement doit agir afin de mettre fin aux agissements peu orthodoxes de Somilo-sa ; laquelle société est en train de tout faire pour empêcher l’exécution des décisions de justice.
Selon le Pdg de Dial BTP, l’une des stratégies de Somilo-sa serait de détruire son entreprise qui  emploie aujourd’hui des citoyens maliens. Or, explique-t-il, ces entreprises locales aident beaucoup  l’Etat à absorber le chômage surtout quand on sait que le gouvernement n’a pas la possibilité de donner du travail à tout le monde. Il revient donc à l’Etat de s’investir pour leur promotion et non les laisser dans la gueule du loup.

Revenons un peu en arrière pour mettre en exergue les pratiques dignes d’une autre époque de l’ancien directeur du département de l’environnement de Somilo-sa. Il s’agit de Diakardia Koné. Ce dernier, après avoir mis à mal l’entreprise Dial BTP à Djidjan, avec la complicité de Siaka Berthé, directeur de Somilo-sa, a rejoint une autre société minière à Kéniéba dénommée (B2 Gold).

Comme à Somilo-sa, Diakaridia Koné mène toujours ses business de ferraille. «Il a même retiré les marchés de matériel à Dial BTP pour les attribuer aux Libanais», nous a confié Aliou Diallo sur un ton de désespoir. Car il voit tout son investissement, estimé à des centaines de millions de nos francs,  en train de partir comme une marre qui s’assèche en plein désert.

Fombus

Du 17 Septembre 2018