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L’Agence de l’Environnement et du Développement Durable (AEDD) a tenu le 3 Janvier la première session de son Conseil d’Administration, à l’Hôtel Radisson, sous la présidence du ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, le Pr. Tiémoko Sangaré et en présence du Directeur Général de l’AEDD, Mamadou Gakou.

Deux thèmes prioritaires sont au centre de ce Conseil d’Administration. Il s’agit d’une part de l’examen et l’approbation de l’organisation interne et des règles particulières relatives à l’administration et au fonctionnement de l’AEDD; et d’autre part de l’examen et l’approbation du projet de programme annuel d’activités et du budget de l’AEDD.

Selon le ministre, en créant l’Agence de l’Environnement et du Développement Durable, le gouvernement entend améliorer la gouvernance dans le domaine de la coordination de la mise en œuvre de la Politique Nationale de Protection de l’Environnement et veiller à l’intégration de la dimension environnementale dans toutes les stratégies et politiques de développement dans notre pays.

L’Agence de l’Environnement et du Développement Durable a vu le jour sous la forme d’un Etablissement Public à caractère Administratif. « Ce statut vise à la doter d’une grande souplesse et d’une grande autonomie dans l’accomplissement de ses missions en assurant notamment une meilleure coordination dans l’application des accords multilatéraux sur l’environnement et une mise en synergie des interventions des différents points focaux des Conventions, Accords et Traités internationaux qui régissent l’environnement et auxquels notre pays est partie », a indiqué le ministre.

Le contexte dans lequel l’AEDD va évoluer comporte de nombreux défis et la «matière environnement» est plus que jamais devenue une question transversale : les changements climatiques, les pollutions de toutes sortes, la dégradation des terres, la déforestation, la raréfaction des ressources en eau, le dépérissement de fleuves et marigots sont autant des problèmes dont la solution urgente conditionne notre survie.

« L’intégration des questions environnementales dans tous les aspects du développement doit retenir forcément notre attention, car notre mandat est de répondre à nos besoins d’aujourd’hui en construisant le monde de demain », selon le ministre.

Il a indiqué que l’Agence de l’Environnement et du Développement Durable se situe au carrefour de ces priorités dans la lignée des conventions de la génération de Rio, de la traduction de l’Agenda 21 dont les points essentiels sont la lutte contre la pauvreté, la promotion de la santé, la satisfaction du droit au logement, la lutte contre la pollution de l’air, la gestion des forêts, la lutte contre la désertification, la gestion des ressources en eau et l’assainissement, la gestion de l’agriculture et la gestion des déchets.

« La création de l’AEDD procède de la volonté des autorités de voir notre pays embrasser le Développement Durable, c’est-à-dire un développement harmonieux, cohérent et participatif ; un développement qui tienne compte des dimensions économiques, environnementales et sociales », a indiqué le ministre Tiémoko Sangaré.

Coïncidant avec le début de la nouvelle année 2011, le ministre a indiqué qu’elle soit porteuse de paix et de prospérité pour notre pays. Ce premier Conseil d’Administration a arrêté le budget à 521 milliards de FCFA.

B. Daou

05 Janvier 2011