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Un million de morts en moins de trois mois dans des conditions épouvantables dont les 2/3 seraient des hommes. Au Rwanda il y a beaucoup de veuves. Principales rescapées des massacres, la majorité des femmes rwandaises sont des veuves. Traumatisées et démunies, elles ont du mal à exploiter leurs terres, à refaire leur vie et à oublier.

Au Rwanda et plus précisément au nord, les hommes sont si rares, rapporte- t- on qu’un responsable de commune se serait rendu dans une région voisine, plus au sud, pour recruter des géniteurs en vue de repeupler son territoire. Les massacres de 1994 ont particulièrement visé le sexe masculin.

Aujourd’hui 70% des habitants du Rwanda sont des femmes. Elles sont très démunies et 65% des ménages ont une veuve à leur tête.
Pour ces femmes, majoritairement rurales, ce veuvage est ressenti d’autant plus durement que profondément meurtries par le génocide, elles sont aussi très démunies.

Les élections législatives rwandaises ont été remportées par les femmes. Elles remportent 45% des sièges. Va- t- on vers un pouvoir gérontocratique au Rwanda ? On est tenté de répondre par l’affirmative dans la mesure où les hommes se comptent du bout des doigts et les associations de veuves foisonnent.

Un gérontomatriarcart c’est à dire une société dominée et dirigée par les vieilles femmes. Or, jusqu’à présent, les anthropologues n’ont découvert aucune société complètement contrôlée par les femmes, jeunes ou vieilles.

Point de mire

En vérité : Le problème brûlant du XXè siècle est celui des rapports de la peau blanche et de la peau noire en Asie, Afrique, Amérique et dans les Iles. Ainsi, le racisme a suscité une véritable prise de conscience de tous les opprimés.

Cependant, Du Bois y ajoute un autre nom moins important : aujourd’hui le véritable problème est celui de l’exploitation économique de la majorité au profit d’une petite couche d’hommes privilégiée dont le seul souci est l’enrichissement à tous les prix.

Le saviez-vous ? L’Assofam ?

C’est l’Association pour la recherche des disparus des dictateurs dont le président fondateur est Loyola Guzman. Un mouvement existe au Brésil appelé «mouvement des sans terre du Brésil».

Sagesse Bambara

Il y a le soleil, la pluie, les nuages, le vent et puis les étoiles. Quoi qu’on fasse, elles sont toujours là, les étoiles. C’est important d’être toujours là comme les étoiles. Etre présent.

Focus


Blanchiment, mafias et mercenaires

«Sers-toi d’armes, d’or et rien ne te résistera». C’est ce que l’oracle de Delphes avait conseillé au roi Philippe de Macédoine pour réussir ses conquêtes. Depuis la plus haute antiquité, le précieux métal est étroitement associé aux occupations militaires. Trouver de l’or, voilà l’objectif des invasions. Vendre de l’or, tel est le moyen de financer les armées, de renforcer la puissance des gouvernements.

Soldats et mercenaires reçoivent leur part du butin, les «mouches d’or», en récompense de leurs services. Facile à transporter, à manipuler, à diviser, inaltérable… l’or demeure avec le diamant, un des instruments privilégiés pour financer les actions des services secrets. Il sert à soutenir des mouvements de guérilla, comme à payer des sociétés de mercenariat.

L’or africain est aussi historiquement lié aux services secrets. La CIA, le secret service des Anglais, le deuxième bureau en France ont effectué «la plupart des paiements en or». «C’est le meilleur moyen de rétribuer les gens», explique un négociant. L’or sur les billets a un autre avantage ; il peut-être vite transformé. Avec un simple creuset, on peut fondre rapidement un lingot et effacer les traces du propriétaire titulaire.


Or malien : 169 caisses remplies d’or entre 1985 et 1987 avec la compagnie Sabena

Entre Février 1985 et Août 1987, 169 chargements d’or ont été expédiés à bord de la compagnie belge Sabena vers la Suisse, via Bruxelles.

Le précieux métal devrait être fondu à Genève et dans l’usine d’affinage Métal or à Neuchâtel. Les expéditeurs propriétaires des caisses d’or étaient selon les lettres de transport aérien 19 commerçants de Bamako.

Fin Juillet 1990, 267 kilos d’or sont encore exportés. Comment un des pays les pauvres du monde est-il capable d’expédier en Suisse de telle quantité d’or ?

L’épervier du Mandé braqué sur le voleur des 400.000 euros
L’intrépide flic Papa Mamby Kéïta alias Epervier du Mandé court toujours derrière les grands malfrats et délinquants de Bamako. Il vient de mettre le grappin sur le présumé voleur des 400.000 euros dont le sort serait entre les mains des hommes en robes noires. Prions le Tout Puissant pour qu’il y ait beaucoup de flics de la trame de Papa Mamby Keïta à Bamako afin que la sécurité revienne.


23 Septembre 2008