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Les délestages​ étant devenus un fléau pour de nombreux pays africains, l’accès à l’électricité est de nos jours une revendication persistante de la jeunesse et des entreprises africaines. Ces derniers temps, les délestages se sont multipliés en Afrique de l’ouest  provoquant des critiques dans la presse qui met en exergue ses effets néfastes sur les activités socioéconomiques, son impact sur le secteur privé. Comment l’Afrique de l’ouest peut-elle résoudre cette équation ?

Malheureusement, il ne suffit pas d’augmenter les capacités de production pour résoudre l’équation. En Afrique de l’ouest, selon des statistiques, le taux d’accès à l’électricité est de 52 % en moyenne, avec des coupures d’électricité pouvant à peu près atteindre 80 heures par mois.

Par exemple au Nigeria, les coupures quotidiennes à Lagos et Abuja sont d’une durée moyenne de 6 à 8 heures. Les villes maliennes vivent presque la même situation aujourd’hui. Et les délestages récurrents obligent une large partie de la population et la quasi-totalité des entreprises à se doter de moyens d’autoproduction, essentiellement des groupes électrogènes coûteux et polluants.

Si le Sénégal et la Côte d’Ivoire ont largement réduit les coupures de courant, la question demeure un fléau ailleurs sur le continent, en Afrique occidentale notamment. Le problème est autant économique que politique. En effet, les coupures de courant coûtent non seulement ch​èr​es aux pays mais, en plus, elles entretiennent le mécontentement social. Les différents gouvernements comme les sociétés d’électricité (en majorité publiques dans la zone) veulent donc à tout prix les éviter. Mais est-ce possible à court terme et de manière durable ?

Au regard de la situation dans la sous-région ouest-africaine, on peut en douter. Il faut surtout des réformes structurelles en profondeur dans ce secteur névralgique de l’énergie !

Macky Cissé

Source: Maliweb