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Avec le projet de construction de la “Cité Afriqiyah“, la Libye ajoute une énième pierre à son vaste océan d’investissements à l’endroit du Mali. Les travaux ont été officiellement lancés le 10 juillet 2008 par le président de la République Amadou Toumani Touré.

La LAP/LAICO, un empire financier libyen, vient de racheter l’ex Mariétou Palace. Jeudi dernier, le chef de l’Etat a donné le coup d’envoi des travaux de finition de ce gigantesque chantier et d’extension du futur joyau, en présence des autorités administratives et politiques du District de Bamako, de plusieurs membres du gouvernement et d’Ambassadeurs, du président directeur général de la LAP/LAÏCO, Agili Mohamed et du représentant pour le Mali et l’Afrique de l’ouest de la LAP, Cheick Amadou Kanté dit Bani.

La Cité Afriqiyah, c’est une gamme de chiffres qui vont révolutionner le secteur du tourisme au Mali, résorber le chômage, booster l’économie, bref, contribuer au développement du Mali.

En effet, avec 135 chambres (200 avec le projet d’extension) dont 17 suites, l’hôtel Laïco Afriqiyah augmentera sensiblement la capacité d’accueil du Mali, devenu, depuis quelques années, une plaque tournante des conférences internationales et un point de ralliement de touristes de toutes nationalités.


Un investissement de 25 milliards de FCFA

L’hôtel de 5 Etoiles, R+10, et ses accessoires seront bâtis sur une superficie de 5 000 m2, pour un coût global de 50 millions de dollars US, soit 25 milliards de FCFA (au cours de 500 FCFA le dollar).

Le projet d’extension de l’hôtel en fera une véritable cité au bord Djoliba, avec deux gigantesques tours jumelles reliées, des espaces verts, des parkings modernes, des piscines équipées, des restaurants (intérieur et panoramique) etc. Durée des travaux : 20 mois. Le marché sera réalisé par la société chinoise QDCG dotée d’un chiffre d’affaires de 680 milliards de FCFA.

D’une compétence reconnue à l’échelle mondiale, elle est présente dans 21 pays à travers le monde et spécialisée dans les BTP, les ponts et chaussées et les logements des particuliers etc. Selon son directeur général, Ma Dechen, qui en a fait la présentation, QDCG est classée au 126è rang des 225 meilleures entreprises au monde.

En reprenant Mariétou Palace, la Libye vise l’objectif de renforcer le tourisme au Mali, ainsi les échanges entre les deux pays, dira le PDG de la LAP/LAÏCO, Agili Mohamed ;

selon qui le projet est certes une initiative du chef de l’Etat malien, mais il vient aussi concrétiser les efforts du Guide Mouammar Kadhafi « qui veuille au développement de l’Afrique et à la coopération entre les Etats africains. C’est pourquoi, ajoute-t-il, « tous les dignes fils du continent doivent aider le Guide dans son combat continu d’unir les Etats et les peuples d’Afrique ».

Agili Mohamed a aussi rappelé les autres gros investissements que la Grande Jamahiriya draine vers le Mali, notamment la réalisation des 100 000 ha dans la zone Office du Niger en vue d’assurer la sécurité alimentaire au Mali.

Le ministre de l’artisanat et du tourisme, N’Diaye Bah a révélé qu’avec l’hôtel Afriqiyah, la LAP/LAÏCO devient le premier opérateur hôtelier du Mali par le volume des investissements, par la capacité d’accueil disponible et par la qualité des infrastructures, grâce à l’acquisition de l’hôtel de l’Amitié, l’hôtel Kempinski El Farouk, du Relai Azalaï de Tombouctou, en attendant la station balnéaire de Sélingué.

Qui prévoit la réalisation d’établissements hôteliers modernes, un centre commercial, un terrain de golf de 18 trous, un héliport, un hôpital, un port de plaisance et des résidences.

Mais le plus important pour N’Diaye Bah, c’est l’impact de la cité Afriqiyah pour le Mali. « D’ores et déjà, la réalisation des travaux d’achèvement du Laïco Afriqiyah permettra de mettre sur le marché plus de 150 emplois, de générer des revenus pour des centaines de Maliens et des recettes pour l’économie nationale ».


Le message du président de la République

Après avoir posé symboliquement la première pierre des travaux de finition de l’hôtel Afriqiyah et visité le chantier, le président Amadou Toumani Touré a adressé un fort dans lequel il brosse l’état des investissements libyens au Mali.

« Cette cérémonie est certes simple, mais elle est particulièrement significative. Nous avons relancé une coopération de plus en plus généreuse et surtout fructueuse avec la Grande Jamahiriya libyenne. Je me suis personnellement rendu de fois en Libye pour solliciter auprès du frère Guide de la Grande révolution, plus d’investissements, plus d’accompagnement et plus de participation au développement de notre pays.


Effectivement, aujourd’hui, nous avons Laïco Afriqiyah, hôtel Mariétou hier, qui attendait une reprise.

Nous avons touché la partie libyenne et des instructions ont été données au fonds Laïco pour pouvoir non seulement racheter cet hôtel, mais également d’entreprendre une construction pour la fin des travaux, en même temps une ou deux tours et un quartier artisanal pour que nous puissions dans un délai de 20 mois disposer d’un point d’embellissement de plus pour la ville de Bamako.

On ne s’est pas arrêté là. Les travaux ont déjà commencé à Tombouctou dans le cadre de la reprise l’hôtel Azalaï, qui va connaître une extension et une mise à niveau extrêmement importantes.


Nous avons également la Cité balnéaire de Sélingué qui promet d’être un vrai eldorado. Tout prêt de nous, nous avons l’Hôtel de l’Amitié que la Libye a déjà pu acquérir, et l’ex hôtel Kempinski El Farouk devenu Laïco El Farouk qui rentre encore dans le patrimoine de cette coopération.
Je dois aussi rappeler ce qui constitue aujourd’hui une des préoccupations du monde, de l’Afrique et du Mali.

En effet, la Libye s’est engagée, et les travaux vont bientôt commencer, d’aménager 100 000 hectares dans la zone Office du Niger. Si on sait qu’en 70 ans, nous et nos prédécesseurs n’avons fait que 80 000 hectares, sur le 1,1 millions d’hectares, soit moins des 10%, vous comprendrez toute l’importance de cette entreprise libyenne.

Pour la réalisation de la cité Afriqiyah, je pense qu’il ne devrait pas y avoir d’obstacles majeurs. Car, la première difficulté en général, c’est l’argent, or, je pense que Laïco est suffisamment riche pour en manquer.


L’autre difficulté, c’est le retard ; là aussi, avec nos amis de Chine qui dispose de l’une des plus grandes compagnies de constructions du monde, je suis sûr et certain que les délais seront largement respectés. Le gouvernement aussi est là pour s’investir afin de surmonter les difficultés mineures. Ma disponibilité, la disponibilité du gouvernement de la République et la disponibilité de chaque malienne et de chaque malien sont là
».


SEKOU TAMBOURA

14 Juillet 2008