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C’est aujourd’hui que s’ouvre au Centre international des conférences la 3è édition du Salon de l’emploi.
En prélude à l’événement, le président d’Africsearch, Didier Acouetey, a animé, samedi dernier à l’hôtel de l’Amitié, une conférence de presse sur le déroulement de Africtalents-Mali 2008 conçu comme un forum de rencontre entre jeunes diplômés en quête d’emploi et des entreprises pourvoyeuses d’emploi.

Après une édition 2007 couronnée de succès, Africtalents Mali 2008, qui s’est donné comme slogan « Des managers pour l’Afrique », réunira des entreprises de premier plan susceptibles de donner l’opportunité aux jeunes diplômés et aux cadres de donner un nouvel élan à leur carrière.

La présente édition qui s’achève demain sera la 10è du genre organisée par Africsearch après celles tenues à Paris, Dakar, Bamako et Washington.

D’une part, elle va donner une occasion de se placer à ceux qui s’estiment être les meilleurs candidats en terme de formation, de compétence, de connaissance de l’environnement africain et de mobilité. D’autre part, elle va constituer un lieu d’information pour les entreprises et un cadre d’échanges exceptionnel entre décideurs et cadres maliens et ceux de la sous-région.

Selon Didier Acouetey, Africtalents-Mali est un concentré d’avantages pour les entreprises. En raison de son originalité, le forum offre à ces dernières l’occasion de rencontrer le même jour sur le même lieu des jeunes Maliens et des cadres ouest-africains de haut niveau.

Ces entreprises peuvent développer à loisir leurs activités d’information, d’interview et de recrutement. En outre, la rencontre avec des centaines de jeunes talents permet prendre date et de mettre déjà en place un réseau pour l’avenir.

Pour les jeunes diplômés et les cadres, l’intérêt principal est de rencontrer les décideurs, de mieux comprendre les projets de développement des entreprises, les opportunités d’embauche ou de stage à saisir immédiatement ou à moyen terme, a expliqué l’organisateur.

Cependant, l’entreprise sera vouée à l’échec si elle n’est pas soutenue par un bon système éducatif qui produit des compétences avérées, a averti le conférencier. En prenant l’exemple sur la situation scolaire actuelle du Mali, Didier Acouetey dira qu’on ne peut prétendre au travail sans une bonne formation.

« Le diplôme en soi ne signifie pas grand chose, si la formation n’est pas de qualité« , a-t-il affirmé. D’ailleurs, les seules insuffisances des dernières éditions tenaient à la qualité des candidats, a révélé le conférencier, en répondant aux questions des journalistes.

C’est pourquoi, il a souhaité une reforme de notre système éducatif, afin d’améliorer de façon significative la qualité de la formation. Notons que les deux précédentes éditions ont généré successivement 270 et 120 emplois.


Rédacteur(s): C.A. DIA

19 Juin