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La deuxième édition des rencontres économiques franco-africaines Africa 2017 s’est ouverte lundi à Abidjan, avec l’objectif de relancer les échanges entre la France et l’Afrique dans le secteur privé. Le vice-président ivoirien Daniel Kablan Duncan a rappelé que la part de marché de la France en Afrique s’est effondrée ces quinze dernières années, la France ne représentant plus que 4% des échanges, tandis que la Chine a grimpé à 22%, devenant le premier partenaire économique du continent. « Il y a un lien majeur à refonder avec l’Afrique », aussi bien pour la France que pour l’Europe, a plaidé le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, qui a fait le déplacement d’Abidjan, dans son discours d’ouverture. « La construction d’une croissance durable » en Afrique est un « défi », mais ce continent dispose d' »un potentiel économique majeur », qui est « une chance pour l’Europe et la France », a-t-il estimé. Plus de 800 entreprises africaines et 300 sociétés françaises participent à Africa 2017, selon les organisateurs. Ces rencontrent se déroulent sur cinq jours dans trois capitales africaines, Abidjan, Nairobi et Tunis. « L’Afrique offre la meilleure valeur ajoutée après la Chine » pour les entreprises, a affirmé le président de la commission de la Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, composée de 15 Etats) Marcel de Souza. Les rencontres Africa 2017 « servent énormément à développer nos affaires », « nous rencontrons des personnes clés », a confié à l’AFP Reda Hamai, directeur général adjoint de Condor, un fabricant algérien d’électroménager qui cherche à se développer en Afrique. « Faire ces rencontres en Afrique montre à nos clients que leurs pays nous intéressent », a renchéri Jean-Pierre Duhamel, PDG de Sia, une entreprise d’équipements industriels pour l’agro-alimentaire. « Lorsque l’on fait un salon en Europe, beaucoup d’Africains ne peuvent pas venir à cause de problème de visa ou d’emploi du temps, c’est plus facile pour eux de se déplacer en Afrique », a-t-il ajouté.AFP