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C’est à coup de gaz lacrymogènes, de ceintures et de chaises que des policiers se sont passés à tabac vendredi dernier dans l’enceinte du Groupement mobile de sécurité (GMS) lors de la mise en place d’un bureau syndical. Bilan des affrontements : 4 blessés légers et des motos saccagées.

Il faut rappeler que depuis le 5 février 2013, un nouveau regroupement syndical dénommé » Mouvement du renouveau de la section syndicale de la police nationale » a été porté sur les fonts baptismaux. Ce mouvement qui est une dissidence de la Section syndicale de la police nationale (SPN), reproche à leurs anciens camarades un certains nombre « de pratiques qui n’honorent pas la police malienne ». En l’occurrence, des patrouilles, des interpellations et des perquisitions sans aucun mandat. S’y ajoutent des avancements à titre exceptionnel, la confiscation des armes et du matériel roulant de la police nationale.

Ce nouveau mouvement, qui a pour chef, le Sergent Jean Antoine Samaké s’est lancé depuis quelques jours dans l’installation de démembrements au niveau des différentes unités de la police nationale. C’est dans cette optique qu’ils devraient procéder vendredi dernier à l’installation du premier comité du mouvement au sein du GMS. La mise en place de ce comité s’est soldée par un affrontement entre des policiers dans l’enceinte même du GMS qui héberge une partie des troupes sénégalaises engagées dans la MISMA. Du côté du Mouvement du renouveau de la SPN, on impute la responsabilité de ces affrontements à la SPN.

« Nous avions écrit au commandement du GMS qui nous a donné son aval pour la tenue de notre assemblée. C’est en pleine réunion que nous avons été agressés par les membres de la SPN. Lesquels étaient armés de gaz lacrymogènes, de gourdins et de chaises. Ils ont endommagé les motos de nos militants. Nous n’avons pas voulu riposter. Cependant nous avons eu en notre sein 4 blessés dont un dans un état critique. En tout cas, malgré cette agression, nous avons tenu notre assemblée générale » nous a confié le sergent Samaké.

Cependant, un responsable de la SPN que nous avons pu joindre au téléphone rejette la responsabilité de leur syndicat dans ces affrontements. « Notre syndicat est plutôt préoccupée par la situation au nord. A cet égard, nous n’avons aucune responsabilité dans l’incident survenu le vendredi. Nous avons, nous mêmes appris qu’ils se sont regroupés et que ça s’est sodé par un affrontement. Ce qui nous amène à conclure qu’ils se sont passés à tabacs » a souligné la même source.

En clair, ces affrontements portent un coup dur à l’image de notre pays car d’après des sources bien informées une mission d’inspection de la MISMA devait se rendre le même jour au GMS pour s’enquérir des conditions d’hébergements des Sénégalais. Mais compte tenu de l’incident, elle n’a pas pu faire le déplacement.

Kassoum THERA

L’Indépendant du 25 Février 2013