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Les fans et les collègues de Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath étaient face à la presse le vendredi 23 septembre dernier à Maison de la presse. Dans leur missive adressé au pouvoir public, ils rejettent en bloc les faits reprochés à leur ami et jugent le dossier qui selon eux est vide, comme une mascarade. Pour eux l’ouverture d’une enquête judiciaire contre l’animateur « vedette » de l’émission « cartes sur table » ne vise ni plus ni moins qu’à le museler.

Pour la circonstance, la Maison de la Presse a fait son plein comme un nœud par les supporteurs de Ras Bath avec affiches et banderoles sur lesquelles on pouvait lire  entre autres : « vive la liberté d’expression ; libérez la voix  du peuple ; démocratie en danger ».
La conférence était animée par les confrères : Aboubacar Tounkara dit Djougous, Makan Konaté de la radio fm et Abdoul Niang, journaliste à la radio Nièta.
Selon les conférenciers, l’objectif de cette conférence est d’édifier l’opinion nationale et internationale sur ce qu’ils considèrent comme une volonté manifeste d’atteinte à la liberté d’expression de la part des autorités judiciaires en général et du Ministre de la justice en particulier.

Arrêté le 15 août dernier et poursuivi notamment pour outrage public à la pudeur, Ras Bath a été libéré et placé sous contrôle judiciaire le 18 août dernier après avoir été entendu le même jour par le juge d’instruction du deuxième cabinet du tribunal de grande instance de la commune IV du district de Bamako. Les conférenciers ont rejeté en bloc les charges qui pèsent sur leur collègue. Ils pensent, au contraire, que derrière l’affaire Ras Bath, il y a une volonté manifeste de faire taire l’accusé. Car selon eux, il sait beaucoup de choses qui gène les autorités de notre pays.
« La vérité: c’est qu’on s’est peut-être fixé un objectif. Cet objectif étant fixé, il faut se donner les moyens de l’atteindre. Je n’ai jamais compris la logique qu’il y a derrière, au point que je suis arrivé à la conclusion que l’objectif c’est d’empêcher que Ras Bath parle », a laissé entendre Makan Konaté de Maliba fm.

D’après lui, les faits que l’animateur dénonce lors de ses émissions sont très souvent corroborés par des preuves et les personnalités citées dans les affaires de malversation qu’il révèle se sont toujours abstenues de porter plainte contre lui pour diffamation ou injure.
Ces infractions impliquent « qu’il y ait une plainte personnelle dont le retrait peut d’ailleurs arrêter la poursuite. Comme il n’y a pas de réaction personnelle, et comme si quelqu’un avait intérêt quelque part que Ras Bath cesse de parler, c’est certainement pour ces raisons qu’ils sont allés vers d’autres voies que la voie de la diffamation ou de l’injure publique », a affirmé M. Konaté

Un dossier d’inculpation « vide » ?
Le chef d’inculpation principal de Ras Bath est l’outrage public à la pudeur, rappel Abdoul Niang de la radio Nièta, il est également accusé d’outrage à des personnes dépositaires d’une autorité publique dont l’ancien procureur de la république, Daniel Tessougué, le gouverneur du district de Bamako et le chef d’état-major général des armées, environ plus de 50 chefs d’accusation retenus contre de Ras bath.
Autre fait reproché à Ras Bath selon Aboubacar Tounkara de la radio maliba fm :qu’il aurait « tenu des paroles tendant à démobiliser les forces armées » déployées sur le front. Ces accusations seraient des « contre-vérités » à en croire l’animateur qui avance que le « patriotisme » de ce dernier le dissuaderait de poser tout acte pouvant porter préjudice à la nation.
D’après les conférenciers, les chefs d’inculpation qui ont valu à Ras Bath sa mise sous contrôle judiciaire sont « vides ». Ils qualifient d’« inopportunes et futiles » les poursuites et assurent détenir des « preuves » et que les avocats de leur collègue feront valoir devant le juge pour démontrer que les accusations contre leur collègues sont des « plus fantaisistes ».
Car selon lui, Ras Bath a le sens élevé et le respect de la justice et qu’il détient un enregistrement pouvant compromettre Me Ismaël Konaté ministre de la justice, par conséquent le ministre aurait demandé la négociation par le bief de quelqu’un et que Rasta aurait dit qu’il reste derrière la justice.
Mais, une chose est de posséder la vérité, une autre est de savoir la dire dans les règles de l’art. L’on peut partager son point de vue sans vouloir l’imposer comme absolue, ou sans insulter. Encore que l’injure publique est répréhensible par la Loi.
Souleymane Birama MINTA
(Stagiaire)

Du 27 Septembre 2016