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Après la condamnation de Ras Bath à 12 mois de prison ferme et 100.000 Fcfa d’amende pour «incitation à la désobéissance des troupes» par le parquet de la commune IV, le mercredi dernier, ses avocats ont animé une conférence de presse au cours de laquelle ils ont informé qu’ils ont interjeté l’appel. C’était le vendredi 28 juillet 2017.

Selon ses avocats, Me Maliki Ibrahim et Me Zana Koné, sur la base de la décision de condamnation du tribunal de la commune VI à 12 mois de prison ferme, personne ne pourra arrêter Ras Bath, car un appel a été interjeté par eux. Ils ont rappelé qu’ils avaient demandé le report de l’affaire compte tenu de l’absence de leur client, mais que le tribunal avait refusé. Aux dires de Me Maliki Ibrahim, on ne peut avoir un procès équitable en l’absence du prévenu.

Il a expliqué que cette décision de condamnation a été émise par le souci de rendre service que de dire le droit, mais aussi elle ne fait pas honneur à notre justice. Car Ras Bath a été poursuivi sur la base de l’article 35. Me Maliki Ibrahim a souligné que dans l’esprit de cette loi, Ras Bath n’est pas auteur, mais c’est le directeur de la radio. Il a précisé que malgré cette condamnation, son client est libre d’aller où il veut.

Pour Me Zana Koné, le coup qui est donné à Ras Bath, c’est en partie la liberté de presse qui est menacée. «C’est une décision qui a odeur politique. Nous ne paniquons pas», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que c’est un droit aujourd’hui pour le peuple malien de savoir où est la vérité dans cette affaire. Pour ce faire, il a noté qu’il faut que Ras Bath soit écouté aussi avant tout jugement.

Selon Me Maliki Ibrahim, quand Ras Bath va rentrer à Bamako, le gouvernement a le devoir d’assurer sa sécurité.

Auparavant, le procureur du tribunal de la commune IV, Dramane Diarra, avait animé un point de presse le 27 juillet, au cours duquel il a rappelé que la condamnation de Ras Bath n’est pas définitive, car les parties peuvent aller en appel. Il a aussi expliqué que les rumeurs qui circulent sur une éventuelle arrestation et incarcération ne sont pas autorisées, car il n’y a eu de mandat décerné.

Diango COULIBALY

Du 2 Août 2017