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Pour abaisser la tension qui s’installe depuis l’éclatement de cette affaire, Habib Dembélé dit Guimba national a fait une déclaration ce matin dans lequel il sollicite le public à plus de retenue. Il propose une médiation des personnes de bonne volonté auprès des deux familles afin d’apaiser le climat.

L’incident entre l’humoriste Petit Guimba et la famille Hawil est en passe de devenir une affaire de «xénophobie» ou de «racisme». Sur les réseaux sociaux, les partisans des deux camps s’attaquent virtuellement au moment ou Petit Guimba médite sur son sort à la Maison centrale d’arrêt de Bamako et Najim, le frère de Hassan, est hospitalisé dans une clinique à Bamako.

habib_dembele_pour_l_interieur.jpgPour un dénouement heureux de la situation, Habib Dembélé a adressé un message de sagesse à l’ensemble du peuple malien. Tout en souhaitant une bonne guérison aux blessés, il sollicite le grand public à plus de retenue.
« L’affaire est pendante au tribunal, laissons la justice faire son travail, implorons sa clémence, quelque soit son appréciation de cette situation. Parallèlement à la justice, et fidèle à notre tradition de conciliation, je sollicite une médiation des personnes de bonne volonté auprès de nos deux familles maliennes, afin d’apaiser cette affaire, comme nous savons le faire entre Maliens», explique M. Dembélé.

Et d’ajouter : « Oindre votre cœur d’une substance de bienfaisance, aérer au besoin les parties obscures de votre cerveau, en ayant comme objectif final rendre meilleur chacun des êtres de votre être, pour un monde meilleur. Quelle prétention …Ce chemin que nous avons été amenés à suivre pour chacun de vous, et pour le monde, fait de nous ceux vers qui vont constamment toutes les bouches et tous les regards. Or, les bouches et les regards ont une grande capacité, par la puissance divine, d’ébranler toutes les âmes, donc la nôtre, un pouvoir considérable de perturbation, de déséquilibre, d’hallucination, de transformation…Vous croyez sans doute que nous avons quelque chose de plus que le commun des mortels, or en vérité, nous sommes plus vulnérables et plus fragiles que n’importe qui, à cause de notre plus grande sensibilité, peut-être … ».

Il a par ailleurs rappelé qu’autant la société a besoin des artistes pour la conscientiser et l’égayer, autant les artistes ont besoin de tout le monde pour les aider constamment à se stabiliser.
« Du fond de mon cœur meurtri par les faits, je voudrais demander pardon à nos admiratrices et admirateurs du Mali et du monde. Dieu soit avec notre pays, le Mali, en toutes circonstances », a conclu Guimba national.

Sory I. Konaté
16 Septembre 2016
©AFRIBONE