Partager

Alain Giresse pouvait redevenir le sélectionneur des Aigles. La fédération malienne, qui a reçu plusieurs candidatures, avait fait du retour de l’ancien international français une priorité, après l’intérim d’Amadou Pathé Diallo.

Au lendemain du match Mali-Algerie (2-1) du 10 juin 2012 au stade du 4 août de Ouagadougou (Burkina), soit le 2 e après celui livré et perdu une semaine au paravant contre le Bénin à Cotonou, la Fédération malienne de football (Fémafoot), à la recherche d’un entraîneur expérimenté a décidé, par le canal de son 1er vice-président, chargé des équipes nationales, de reprendre langue avec Alain Giresse. Mais contre toute attente, la rencontre prévue dans ce cadre mardi 3 juillet 2012 à l’hôtel Radisson Blu a été le point de non retour.

« C’est parti après les deux matchs de juin. Le 1er vice-président de la Fédération malienne de football, me demande si on peut se revoir pour finalement reprendre la collaboration dans le cadre des fonctionnements. Tout a été mis en place progressivement. On a avancé et après les échanges que j’ai eus avec lui, je suis venu pour finaliser les pourparlers ici. Et puis, en venant à Bamako le premier vice-président de la fédération m’a dit, en sa qualité de mandataire, que la Fédération ne voulait pas que je reste, que je revienne. Voilà ça s’arrête là ». Tels ont été les propos du désormais ex-sélectionneur des Aigles, Alain Giresse que nous avons rencontré hier.

Ces propos traduisent la volonté sinon la mauvaise foi du bureau fédéral à fermer la porte de l’équipe à Alain Giresse, à ne plus collaborer avec l’ancien milieu des Bleus.

Selon nos informations, le vice-président, mandataire, était sous pression. « J’ai eu une pression énorme. Autant ça pouvait se faire, mais les autorités ont décidé autrement », affirme notre source citant le 1re vice-président.

« Depuis le 12 février 2012, il n’ y a pas eu de discutions entre Giresse et le président de la Fédération, Hammadoun Kolado Cissé », ajoutait-t-il.

Alain Giresse confirme cette information mais souligne au passage la volonté du président de recruter son ancien coéquipier en équipe de France : Louis Fernandez. « Je suis assez remonté par rapport à cette façon de procéder de la part de la Fédération » ; révèle Giresse quelque peu en colère sur la façon dont les choses se sont passées et leur dénouement.

Pour rappel, Alain Giresse recevra le 20 août 2012 la légion d’honneur de la France à Bordeaux des mains du président de l’Uefa, Michel Platini. Il a 2 mois de salaire (avril et mai ) et 6 mois de frais de téléphones en raison de 500.000 FCFA par mois impayés par le Mali.

Nous y reviendrons.

Boubacar Diakité Sarr

Les Echos du 5 Juillet 2012