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Désir d’aller au professionnalisme, désir excessif d’argent, entêtement… Voilà autant de raisons qui ont poussé la basketteuse de l’équipe nationale Junior, Djénéba Sacko, à tenter une aventure inutile. Du coup, elle en récolte les pots cassés, avec, à la clé, la fin prématurée de sa carrière sportive qui était pourtant prometteuse.

Depuis quatre saisons, Djénéba Sacko évolue au Djoliba A.C. Auparavant, elle avait débuté comme Minimes, Cadettes, ensuite Juniors. Né en 1990 (elle a donc 18 ans), Djénéba Sacko, qui a été déclarée, l’an dernier, Meilleure Espoir, lors du Championnat de Basketball, a été sélectionnée dans l’équipe nationale Juniors, pour la CAN Junior jouée en Tunisie et qui a vu le Mali ramener la Coupe remportée en 2006.

D’ailleurs, la joueuse a été désignée Meilleure espoir par des spécialistes africains de la balle au panier. Malheureusement pour le Mali, notre pays sera ébranlé par un “éventuel” truquage de l’âge réel de Djénéba Sacko. En effet, de nos informations, il ressort que la joueuse est âgée de 20 ans et non 18 ans comme mentionnée dans sa licence.

Sachant que le Mali avait battu la Tunisie en finale, cette dernière réclame qu’on retire la coupe pour elle. Du coup, la FIBA-Afrique fut saisie ; ce qui a même valu le déplacement des responsables de la Fédération Malienne de Basket-Ball (FMBB) à Abidjan pour réfuter, preuves à l’appui, les allégations de la partie tunisienne. Même si l’affaire reste toujours pendante, il n’en demeure pas moins que la seule personne coupable n’est autre que la joueuse elle-même.


De quoi s’agit-il?

D’après nos investigations et informations, les accusations portées se sont avérées fausses. En effet, lors de l’éclatement de l’affaire, un doigt accusateur avait été pointé sur l’entraîneur Amara Traoré. Ensuite ce fut le tour de l’ancien adjoint de Amara et de l’ancien entraîneur du Djoliba, Mohamed Salia Maïga. Puis ce fut le tour d’une membre de FIBA-Afrique, Mme Salamatou Maïga. Finalement, c’est un membre de la fédération (dont le nom reste toujours un mystère) qui a été accusé.

Selon nos informations, ce dernier agirait pour nuire au bureau fédéral où la guerre de clans fait rage. C’est ainsi que Djénéba Sacko sera elle-même entendue par la Police. Des sources proches du dossier, elle aurait déclaré qu’en plus de son passeport sportif, elle avait sa carte civile. Mais là où “le bat blesse” Djénéba Sacko, c’est dans ces questions : pourquoi avait-elle emporté avec elle sa carte civile en Tunisie, si son coup n’était pas prémédité? Disposait-elle de contacts avec la présumée équipe tunisienne qui voulait la recruter ?

D’ailleurs, selon certaines indiscrétions, Djénéba Sacko déclarait à tous ceux qui voulaient l’entendre qu’elle est fatiguée de jouer au Mali ; et que bientôt, elle sera une grande professionnelle au Maghreb, puis en Europe. “Depuis qu’elle a été déclarée Meilleure Espoir l’année dernière, elle se prenait pour une star. Elle disait partout qu’elle ne va pas gâcher sa carrière au Mali”, a déclaré un supporter du Djoliba.

Sachant que son âge (18 ans) ne la permet pas d’être transférée dans un club professionnel, Djénéba Sacko, certainement en complicité avec une personne indélicate (appelée, dans le jargon sportif “un chasseur de primes ”), se fera confectionner une carte civile en falsifiant son âge. Ainsi, au lieu de 18 ans, elle sera âgée de 20 ans et sera née en 1988 au lieu de 1998. C’et dire que le Djoliba et la fédération ne sont, ni de près, ni de loin, responsables de la falsification des papiers administratifs de la joueuse Djénéba Sacko.

D’ailleurs, un expert de la FIBA-Afrique, un Guinéen du nom de Condé, avait effectué des enquêtes au Mali. Il en est ressorti que depuis les Minimes et les Cadets jusqu’aux Juniors, la licence de la joueuse est conforme, tant au niveau de son club (le Djoliba) qu’à celui de l’équipe nationale Junior.

Pour démontrer encore plus qu’elle est la seule responsable de ce truquage (à cause de son envie du gain facile et de partir au professionnalisme), la joueuse s’est refusée à déclarer quoi que ce soit, sachant que sa carrière sportive est complètement terminée.

Notons que Djénéba Sacko a été suspendue par la fédération (FMBB), en attendant sa suspension à vie du basket-ball. En tout état de cause, cela doit servir d’exemple à tous les joueurs et joueuses et signifier que chacun doit savoir attendre son heure.

Sadou BOCOUM

24 Novembre 2008