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Le 23 août 2013, la section administrative de la Cour Suprême rendait sa deuxième et dernière décision concernant les 263 agents radiés de la Fonction publique, par le chef d’alors de ce département Mamadou Namori Traoré. Cet arrêt qui invitait les autorités à réintégrer ces jeunes dans leurs services respectifs n’est pas jusque là suivi d’effet cinq mois après. Motifs : le Premier ministre Oumar Tatam Ly ne serait pas favorable à cette réintégration en raison même des conditions de recrutement (favoritisme) des 263 fonctionnaires qu’il a dénoncé lors du récent forum national de la jeunesse.

D’après un spécialiste du droit, si l’arrêt de la Cour suprême n’est pas exécuté d’ici le 23 février 2014, une crise de confiance pourrait s’installer entre la Cour Suprême et le Président de la République. A le croire, l’article 62 de la loi N°96 – 071 du 16 décembre 1996, portant loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour Suprême et la procédure suivie devant elle stipule que : » En cas de refus de l’administration d’exécuter un arrêt de la Section administrative dans un délai de six mois révolus, le Président de la Section en informe par écrit le Président de la Cour Suprême qui saisit le Procureur Général lequel adresse un rapport au ministre intéressé avec ampliation au Président de la République « . Reste maintenant à savoir si le Premier ministre va pousser la Cour Suprême à utiliser l’article 62 cité plus haut pour saisir le président de la République?

Les Sofas de la République dénoncent la mainmise de la famille présidentielle sur les pouvoir exécutifs et législatifs

Les Sofas de la République ont animé un point de presse le lundi dernier pour attirer l’attention de l’opinion publique sur certains errements du système IBK à savoir la transformation des intérêts publics en des intérêts familiaux et qui se résume ainsi : » ma famille d’abord « . Cela contrairement au slogan de campagne de l’actuel président : » Le Mali d’abord « . Ce qui fera dire aux jeunes Sofas que chaque fois que les institutions d’une nation sont gérées sur la base des liens familiaux plutôt que sur le mérite et les valeurs intrinsèques des citoyens, on assiste toujours à l’émergence de la mal gouvernance. Les sofas qui disent reconnaitre la légitimité de Issaka Sidibé à la tête de l’assemblée nationale ont dissuadé les élus de transformer l’assemblée nationale en une chambre d’enregistrement.

» Le président de la République a été plébiscité par les Maliens dans leur soif de changement. Si les missions assignées aux autorités ne sont pas exécutées, le bas peuple n’hésitera pas une seconde à descendre dans la rue pour exprimer son désarroi » ont-ils fait savoir.

La Rédaction

L’Indépendant du 29 Janvier 2014