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Ce jeudi, en fin d’après-midi, le parquet de Paris a fait appel de l’ordonnance d’une juge favorable à l’ouverture d’une enquête visant trois chefs d’Etat africains soupçonnés de posséder en France des biens immobiliers financés par de l’argent public détourné. Cet appel n’a rien d’étonnant. En 2007 déjà, le parquet de Paris avait classé sans suite une première plainte déposée par Transparency International. Ne désarmant pas, le 2 décembre dernier, l’ONG avait à nouveau porté plainte pour recel de détournement de fonds publics, blanchiment et abus de bien social. Et à la surprise générale, mardi dernier, Françoise Desset, la doyenne des juges du pôle financier, a estimé la plainte recevable. Daniel Lebegue, président de Transparency International, triomphe, « c’est une décision historique », dit-il. Une enquête va enfin pouvoir éclaircir les conditions dans lesquelles Denis Sassou-Nguesso, Omar Bongo et Téodoro Obiang ont acquis un très important patrimoine immobilier en France. De son côté, Patrick Maisonneuve, l’avocat français d’Omar Bongo, réagit vivement, estimant que les plaignants ne peuvent se prévaloir d’un préjudice dans ce dossier. (Rfi)