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Depuis l’annonce de l’enquête initiée par l’Office Européen de Lutte contre la Fraude (OLAF), l’organe de la Commission de l’Union Européenne contre l’ex-Directeur du Centre pour le Développement de l’Entreprise (CDE), le nommé Hamed Sow, actuel ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, cette affaire n’a laissé indifférent aucun citoyen. Car, il s’agit d’une situation qui concerne tout le peuple malien.

C’est pourquoi, le Cadre de Réflexion de l’Association Jeunesse (CRAJ) est sorti de la réserve en organisant un point de presse le samedi 10 novembre 2007 au Carrefour des Jeunes pour diffuser sa réflexion à propos de cette affaire.

CREATION ET OBJECTIF DE CRAJ

Selon son président, Mahamane Mariko, le CRAJ est créé le 11 mai 2006 et ces différentes activités ont normalement commencé le 22 juillet de la même année. Il dira que le CRAJ n’a pas de coloration politique.

Son but, c’est de donner l’espoir à la démocratie malienne avec une participation active de sa jeunesse dans la construction de l’Etat démocratique. L’objectif essentiel, c’est de s’intéresser à toutes les questions d’intérêt national en vue d’apporter sa pierre à la construction nationale.

AFFAIRE CDE-SOW

En fait, l’Office Européen de Lutte contre la Fraude (OLAF) reproche à l’ex-Directeur du CDE, non moins actuel ministre malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau, d’avoir accordé des faveurs à des entreprises maliennes et sénégalaises dont lui-même serait actionnaire. Les entreprises indexées sont FITINA-SA et SOCEM au Mali et au cabinet PMC au Sénégal.

Par conséquent, suite à sa sortie de réserve sur ladite affaire, le ministre, avec l’appui du gouvernement à travers son porte-parole, avait organisé une conférence de presse le vendredi 2 novembre 2007 à la Maison de la Presse.

L’objectif, c’était de clarifier les choses et de faire part de la position du gouvernement sur l’affaire. Selon le président du CRAJ, c’est suite à cette conférence de presse, qu’ils ont bien voulu faire aussi leur réflexion.

CE QUE PENSE LE CRAJ DE CETTE AFFAIRE

Dans ses déclarations, Mahamane Mariko a expliqué que le gouvernement avait deux possibilités. En ayant bien la certitude qu’il y avait une enquête derrière Hamed Sow, le gouvernement devait attendre que la situation soit clarifiée pour faire après appel à l’actuel ministre soupçonné.

Mais, au cas où le gouvernement a décidé de le nommer ministre, il devait demander à l’OLAF de suspendre l’enquête jusqu’à la sortie du ministre du gouvernement.

Sinon en tant que ministre de l’Etat pendant que l’affaire court, pour le président du CRAJ cela peut gâcher l’image de marque de l’Etat malien aux yeux de la communauté internationale et au ministre Hamed Sow.

Néanmoins, les membres du CRAJ ont reconnu la présomption d’innocence du ministre.

Hady BARRY

12 novembre 2007.