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L’embargo de la CEDEAO ne touche pas le trafic à l’aéroport international de Bamako qui se déroule normalement.

Depuis la réouverture de la plate-forme au trafic le 27 mars, après quasiment une semaine de fermeture suite au coup d’Etat militaire, les vols en direction de Bamako-Sénou ont repris sans problème majeur. Selon le directeur général par intérim des Aéroports du Mali, le colonel Abdoulaye Coulibaly, la vingtaine de compagnies qui desservent notre pays n’ont effectué aucune annulation de vol liée à la situation en cours. Cependant, les autorités ont renforcé les mesures de sécurité et de sureté sur le site. Ainsi, tous les véhicules sont minutieusement fouillés avant de pénétrer dans l’enceinte de l’aéroport. Cette tâche est effectuée par les forces de l’ordre et de sécurité qui ont installé un check-point sur la route. De même, la sécurité au niveau de l’aérogare passagers et de la piste a été renforcée.

« Ce sont des mesures qui entrent dans le cadre du fonctionnement normal du trafic conformément aux normes de sécurité et de sureté aéroportuaire en vigueur », explique Abdoulaye Coulibaly. Le seul souci partagé par les voyageurs, les compagnies de transport et les structures commerciales, est la disponibilité du kérosène au cas ou l’embargo qui frappe notre pays perdurerait. « Lors de notre dernière rencontre avec le pool chargé de dossier, il a été révélé que notre pays dispose d’un stock important de kérosène. Cependant, le souhait de tous est que la situation d’embargo ne dure pas », précise le directeur par intérim des Aéroports du Mali.

« Nous travaillons normalement et tous se passe bien pour le moment », confirme un autre agent de l’aéroport de Bamako-Sénou. Le directeur général de la société Assistance aéroportuaire du Mali (Asam) a, lui aussi, confirmé la régularité du trafic vers Bamako-Sénou. Cependant certains vols ont enregistré de légers retards. Si tout est normal côté trafic, par contre les travaux en cours, dans le cadre du prolongement de la piste d’atterrissage et de la construction de la nouvelle aérogare passagers, sont arrêtés.

Les travailleurs ont quasiment abandonné les chantiers. Il y a aujourd’hui une grande inquiétude quant à l’achèvement de ces travaux, puis que l’échéance du financement dans le cadre du Millenium Challenge Account (MCA), un projet financé par le gouvernement américain, arrive à terme en septembre prochain. Si le financement n’est pas utilisé à ce moment là, les fonds peuvent être considérés comme perdus pour notre pays.

Baye Coulibaly

L’Essor du 6 Avril 2012