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« Douze minutes pour faire rêver« , pourrait-on dire à la suite de la première adresse du nouveau président à l’occasion de la fête nationale le dimanche dernier.

On avait commencé à douter du nouveau président de la République IBK. Son discours à l’occasion de sa première investiture, le 4 septembre, de sa seconde investiture, le 19 septembre ou même sa déclaration liminaire n’ont franchement pas été des exemples en la matière. On avait commencé à douter de l’homme, au niveau de la cohésion et de la structuration de ses idées.

La première déclaration à la nation, à l’occasion du 22 septembre était un programme de société. Scandé avec le ton martial qu’il a épousé, cela a résonné comme des résolutions. La justice sociale, la fin de la gabegie, de l’absentéisme, de la mauvaise gouvernance… IBK a été très précis dans sa déclaration.

« Le Mali est debout et en ordre de marche. Par la grâce de Dieu. Par la solidarité du monde entier. Par la volonté du peuple malien. Et le destin a fait de moi ce président élu, qui a l’honneur et le privilège de s’adresser à la nation, en cette veille symbolique ».

Il n’a pas manqué non plus, de répondre aux attentes pour lesquelles il a été plébiscité : « Le service public doit être efficient. Les fonctionnaires absentéistes ou chroniquement retardataires devront impérativement modifier leur comportement.

Les effectifs pléthoriques et désœuvrés en train de siroter le thé dans un bureau transformé en marché, c’est fini ! Chaque responsable, au niveau où il se trouvera, sera comptable de l’efficience de ses subordonnés.

Les véhicules de l’Etat servant à transporter des intrants dans des vergers personnels, terminé ! Ils ne devront plus servir que les seuls besoins de leur objet. Quant à l’école, elle restera à l’école. Elle ne sera plus tolérée dans la rue. Nous mettrons fin aux achats de diplômes, de même qu’au commerce des épreuves d’examen ».

Un justicier est désormais dans la cité…

Alexis Kalambry

Les Echos du 25 Septembre 2013